Tel un tsunami, l’annonce du décès du « géant de la presse africaine » Pius NJAWE, mort de suite d’accident de circulation le lundi 12 juillet 2010 à 14h25 dans l’Etat du Virginie aux Etats-Unis, a littéralement ébranlé le monde entier et laissé place à la controverse sur les circonstances troubles de cet accident.

A titre de rappel, Pius NJAWE se trouvait aux Etats-Unis depuis le vendredi 9 juillet 2010 pour participer ensemble avec d’autres leaders camerounais tels NGUERANDI Ba (NDLR : L’un des cerveau du putsch manqué du 6 avril 1984), NDZANA Seme (Celui qui annonça sur les media le décès de Paul Biya), HAMENI Bieuleu (Président de l’Union des Forces Démocratiques du Cameroun), Bernard Muna (Président de l’Alliance des Forces Progressistes), Dr Adamou NDAM NJOYA (Président de l’Union Démocratique du Cameroun), Combattant BOUA MASSOCK (Président de la NODYNA et père des villes mortes), Dr Christopher FORMONYUM ( Président du National Democratic Institute), Eugène NYAMBAL (Jeune économiste du FMI), célestin BEDZIGUI (Promoteur du CAMDIAC), le CODE et bien d’autres personnalités et organisations, à une conférence organisée par la « Cameroon Diaspora for Change » (CAMDIAC) dont l’objectif global était de « s’interroger sur la nature de l’apport de la diaspora camerounaise pour favoriser une alternance démocratique véritable et sans violence en 2011 ». Était absent et pourtant bel et bien invité à ce forum, messieurs Ni john Fru NDI, Jean-Jacques EKINDI, Garga Haman Hadji et bien d’autres leaders de la scène politique camerounaise.

Alors qu’il était annoncé par un communiqué que l’accident est survenu pendant que « la voiture de marque Lexus était immobilisée pour qu’on y change une roue défectueuse », le chauffeur de cette voiture, un certain Eric, à peine sorti du coma dans lequel il était plongé depuis l’accident va révéler que « la voiture a été violemment percutée par l’arrière alors qu’elle roulait sur l’autoroute ». De ces entre faits, quelles versions croire ? c’est notamment ce qui justifie la sortie fracassante du Syndicat National des Journalistes (SNJC) qui, dans un communiqué commis à cet effet, « dénonce la tentative de manipulation de l’opinion » et « interpelle » le gouvernement américain à mener des enquêtes poussés pour dégager les « véritables causes de cet accident ».

Sans même attendre les conclusions de l’enquête menée par le FBI (Federal Bureau of investigaion) qui s’est saisi de cette affaire, les analyses vont bon train sur les véritables causes de la mort de Pius et chacun y va de sa sensibilité. Pour le Dr Jean Bosco Talla enseignant de médecine aux Etats-Unis, Ex leader du PARLEMENT, syndicat estudiantin des années 90, exclu de toutes les universités du Cameroun et par ailleurs l’un des promoteurs du CAMDIAC, joint au téléphone, « c’est le régime diabolique du RDPC qui a eu raison de Pius, ce pour l’empêcher de faire large diffusion des résolutions de la convention dès son retour au Cameroun » et précise « c’est à la suite de la publication de la lettre ouverte de Célestin MONGA à Paul BIYA en 90 par le MESSAGER, que le Cameroun a connu les évènements qui ont débouchés au multipartisme ». Qu’évidemment, le régime a voulu éviter que « la publication des résolutions du CAMDIAC ne précipite le départ de Paul BIYA en 2011 ».

Quant à Henri T. membre de la plate-forme Orange comme il se déclare, « Pius NJAWE paye pour ses connections dans plusieurs affaires judiciaires mettant en cause des puissants lobbies », il cite pour exemple : « les affaires Thierry ATANGANA, Titus EDZOA, Bibi NGOTA et Groupe BOLLORE contre RFO-France inter ». Dans cette dernière affaire, Pius NJAWE ainsi que le Dr Hilaire KAMGA sont allés jusqu’à déposés en France comme témoin devant les tribunaux français contre le Groupe BOLLORE. Selon lui, « il est difficile voir impossible de s’opposer aux intérêts d’une multinationale spoliant l’Afrique et décidée de s’y maintenir et s’en sortir sans laisser les plumes ».

Enfin, Monsieur TCHAMENI, originaire et natif de Babouantou, village d’appartenance de Pius NJAWE, apporte plutôt une analyse métaphysique pour expliquer la cause du décès de pius NJAWE. Il fait remarquer que « en 2002, l’épouse de Pius NJAWE décède de suite d’accident de circulation sur l’axe Douala-Yaoundé », que selon « les us et traditions bamilékés » propre à cette région du Cameroun, « les parents des décédés par accident doivent satisfaire à certains rites traditionnels pour éloigner ce sort afin que nul ne meurt plus dans de telles circonstances ». il poursuit qu’à y voir de près, « ce rite n’aurait peut-être pas été fait après le décès de l’épouse de Pius ». il va même plus loin pour soutenir son argumentaire, en disant que « cela est aussi vrai en occident » et cite comme exemple « la grande famille KENNEDY aux Etats-Unis dont les membres décèdent toujours de suite d’accident ».

Loin de toutes ces conjectures politiciennes et métaphysiques, il est important de faire tomber les passions, laisser place à la pondération et attendre les conclusions de l’enquête du FBI qui à coup sur livreront les vraies causes du décès de Pius. Mais avant cela, les camerounais se donnent rendez-vous ce 5 août 2010, pour rendre un vibrant hommage bien mérité au dinosaure de la plume, à l’arrivée de sa dépouille à l’aéroport international de Douala suivi de son inhumation le 9 août 2010 dans son village natal à Babouantou par Bandja dans le département du Haut-Nkam, chef-lieu Bafang. Requiem In Peace !

Columnist: Chuekouvalentin.over-blog.com

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