Épervier : Williams Sollo sera entendu dans une deuxième affaire

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L’ancien PDG sera toujours entendu devant le TCS au sujet d’irrégularités présumées entourant le projet de construction du siège de la Camwater à Yaoundé.

Dans deux mois, Jean Williams Sollo fera une deuxième déclaration dans une autre affaire dans laquelle il s’oppose à l’Etat camerounais. Le 13 novembre, il donnera sa version des faits devant le Tribunal pénal spécial (TCS) concernant le projet de construction du siège de la Cameroon Water Utilities Corporation (Camwater), initialement prévu dans le quartier Warda de Yaoundé. Le procureur estime que ce projet, lancé lors de son séjour à la tête de l’entreprise publique, a conduit à un détournement présumé de 130 millions de francs. Son coaccusé, Apollin Sidonie Ngambi, est en fuite.

Le 1er septembre, les juges chargés d’entendre l’affaire ont estimé que les preuves étaient suffisantes et ont invité M. Sollo à se défendre.

En effet, la décision du tribunal d’entendre l’ex-DG intervient après la mise en accusation provisoire du procureur qui en a profité pour retracer l’origine de la procédure.

Dans un long discours, le procureur a expliqué qu’en 2013, M. Sollo avait accordé à Mme Ngambi, promotrice de plusieurs entreprises, un « mandat spécial » pour rechercher des financements pour la construction du siège. de la Camwater au lieu-dit Carrefour Warda à Yaoundé.

Camwater, qui était jusqu’à présent basée à Douala, a acheté le terrain en question à la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY) sous l’ère de Basile Atangana Kouna, prédécesseur de M. Sollo.

En plus du mandat spécial, Mme Ngambi avait remporté une série de contrats liés à sa mission. L’accusation soutient que les différentes sommes versées à la dame avec l’autorisation de l’ex-DG sont injustifiées.

Le procureur dit que Mme Ngambi s’est déclarée lors des enquêtes qui ont été ouvertes autour des allégations. Il a déclaré avoir demandé à des experts étrangers de mener des études géologiques et géodésiques sur le site pour abriter le chantier de construction.

Ces études ont coûté 14,1 millions de francs. Elle les a hébergés dans une villa qu’elle a louée pour 28,7 millions de francs dans le quartier Bastos de Yaoundé. Le montant de 1,3 million de francs a été utilisé pour louer le véhicule de transport auprès des experts. Le site du projet a été sécurisé par une société de gardiennage pour un coût de 32,4 millions de francs. Elle a touché 12,6 millions de francs d’honoraires.

Même si les contrats litigieux étaient reçus par une commission de la Camwater et les paiements inscrits dans le « livre comptable », le parquet qualifie les prestations en cours de procès de fictives au motif que les copies des contrats ne se trouveraient pas dans le documents, archives de l’entreprise publique.

accusation diffamatoire

A l’appui de son argumentation, le représentant du parquet s’est appuyé sur quelques extraits des déclarations de ses deux témoins : Jean Christophe Bekondj et François Onguene, qui occupaient respectivement les fonctions de directeur du contentieux et de chef comptable chez Camwater à l’époque de les faits.

«Sous les auspices du directeur général Sollo, a déclaré M. Bekondj, de Camwater n’avait stocké aucun matériel ou équipement de construction sur son site de Yaoundé qui ait été utilisé ou destiné à la construction de son siège.» « Le simple fait qu’un comptable financier note une facture, a soutenu M. Onguene, ne signifie pas nécessairement que les services ont effectivement été exécutés.

A l’issue de l’acte d’accusation, M. Sollo a indiqué qu’en plus de son témoignage, il a plusieurs documents à soumettre au tribunal. Mais il est confronté à un problème : les dirigeants de Camwater refusent d’authentifier les documents présumés, malgré la correspondance envoyée au TCS par l’intermédiaire d’avocats appartenant à l’État et aux procureurs.

Selon une source proche, Camwater a quitté son site Carrefour Warda en raison d’un différend foncier entre la CUY et les habitants d’origine du pays qui s’en sont pris à l’expropriation dont ils ont été victimes. A noter que M. Onguene et M. Bekondj sont jugés par le Tribunal de Première Instance de Douala-Bonanjo.

Il s’agit d’Eugène Francis Abossolo, acquitté avec M. Sollo dans une autre affaire, les accusant de faits qualifiés d' »accusation diffamatoire », de « faux témoignage » concernant leurs déclarations faites dans une autre affaire de l’ancien DG. [voir Kalara No XXX],

Rappelons que M. Sollo est en détention provisoire à la prison centrale de Yaoundé, en dehors de cette procédure, il fait l’objet de deux autres procès pour des irrégularités présumées effectuées lors de son séjour à la tête de l’entreprise publique.

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