Etoudi : le jour où Paul Biya a été initié à la Kabbale

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• Paul Biya a confié sa sécurité aux Israélites

• Il entretient des relations privilégiées avec ce pays

• Il a également été initié au judaïsme

Depuis le coup d’État manqué de 1984, Paul Biya a confié sa sécurité et celle de son palais à d’anciens services de renseignement militaires israéliens. Le président de la République ne refuserait rien à ces hommes qui le protègent jour et nuit. Dotés d’équipements militaires spéciaux et d’un budget important, ils entraînent et équipent l’unité d’élite de l’armée des États-Unis appelée le Bataillon d’intervention rapide (BIR).

Les relations entre Biya et Israël vont au-delà des questions de sécurité. Le président camerounais est également fasciné par la région juive. Antoine Glaser et Thomas Hofnung racontent dans le livre « Nos chers espions en Afrique » comment le locataire du Palais de l’Unité a été initié à la plus ancienne forme de judaïsme.

« La passion de Paul Biya pour Israël va au-delà du simple parapluie de sécurité. Selon la confidentialité d’un ancien diplomate israélien, le président camerounais a été initié à la Kabbale par le rabbin franco-israélien Léon Ashkenazi. Le Cameroun est donc l’un des rares pays africains à toujours voter pour Israël au Conseil de sécurité des Nations unies, du moins jamais contre lui. Dans le pire des cas, l’ambassadeur camerounais agit comme s’il avait une envie urgente de s’abstenir », peut-on lire.

Présidents pervers

C’est un secret de polichinelle. Les services de renseignement israéliens sont les plus avancés. Contrairement aux idées reçues, tous les dirigeants africains ne s’attachent pas aux services de ces anciens soldats israéliens pour leur sécurité ou celle de leur pays. Certains présidents n’utilisent ces compétences que pour les mœurs. Ils sont obsédés par l’intimité de certains de leurs compatriotes.

« L’entreprise pour laquelle j’allais vendre du matériel a demandé à l’entourage de sécurité du président de dresser une liste de 15 personnes à écouter, c’est-à-dire à écouter. Seules cinq demandes concernaient des opposants. Les dix autres se sont avérés être des exigences morales. Tout ce qu’ils voulaient savoir, c’était qui dort qui ! », confie un professionnel de la sécurité dans le livre ci-dessus.

CamerounWeb vous propose un extrait du livre « Nos chers espions en Afrique »

Au Cameroun, les hommes du Mossad sont chez eux, officiellement et officieusement, depuis le 6 avril 1984, date d’une tentative de coup d’État contre le président Paul Biya. Le chef de l’Etat camerounais leur a confié ses services de sécurité et de renseignement. Il a toujours été convaincu que certains milieux français, nostalgiques de la période de son prédécesseur Ahmadou Ahidjo, avaient soutenu le putsch. Il reste donc méfiant à l’égard de la DGSE, même si les relations avec Paris se sont améliorées dans le cadre de la reprise de la riche région pétrolière de Bakassi, un temps revendiquée par le Nigeria, puis de la lutte commune contre le mouvement terroriste Boko Haram.

Le BIR (Bataillon d’intervention rapide) du Cameroun a été supervisé par des officiers israéliens et s’est d’abord engagé dans la sécurité présidentielle avant d’intervenir dans le nord du pays contre le mouvement jihadiste nigérian. Le patron du BIR est Maher Herez, un ancien général de Tsahal (l’armée israélienne) après la disparition en 2010 de son prédécesseur, le colonel Abraham Avi Sivan, dans le crash de son hélicoptère. Sivan était l’ancien attaché de défense de l’ambassade d’Israël à Yaoundé.

Auparavant, c’était un autre colonel du Mossad officiellement à la retraite, Meir Meyouhas, ce Meyer, qui supervisait la gestion de la Garde présidentielle. Jusqu’en 1988, ce dernier avait servi au Zaïre (aujourd’hui RDC), sous la surveillance du maréchal Mobutu. Pour le matériel militaire, tous ces officiers israéliens travaillent ou se sont associés à Sami Meyuhas, un fournisseur agréé par le ministère israélien de la Défense qui opère depuis Genève. Pour la Garde présidentielle et le BIR, les crédits sont illimités pour l’achat des armes et équipements les plus avancés. Les 6.800 hommes de la garde présidentielle, véritables « rambos » suréquipés, pourraient aisément résister aux 40.000 hommes de l’armée camerounaise.

On reconnaît les commandos formés au BIR à leurs pataugas beiges et surtout à leurs conversations en hébreu, langue obligatoire si l’on veut gravir la hiérarchie de cette brigade d’élite. Les officiers camerounais doivent apprendre l’hébreu pendant un an et demi. Après tout, Yaoundé n’est qu’à quatre heures de vol de Tel-Aviv.

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