Etoudi: Voici pourquoi Adolphe Moudiki, le DG de la SNH dans le viseur de Ngoh Ngoh

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Alors qu’il y avait des signes de remaniement ministériel majeur à la suite des élections régionales du 6 décembre, le secrétaire général de la présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh, proche de Chantal Biya, critique.

De nombreux membres du gouvernement hésitent à appliquer les « hautes instructions du président de la République ». Ils peinent à digérer l’octroi de nouveaux pouvoirs à Ferdinand Ngoh Nogh, le secrétaire général de la présidence (SGPR), depuis novembre 2019 après que Paul Biya lui ait délégué sa signature.

Alors que le chef de l’Etat, qui risque de ne pas apparaître en public pendant plusieurs semaines, est désormais censé s’exprimer et agir par l’intermédiaire de son proche associé, un faible grognement s’est accru dans les rangs du gouvernement.

« Autoritarisme »

Lorsqu’ils doutent que les instructions de Ngoh Ngoh viennent bien de Biya, les ambassadeurs étrangers, les employeurs et même les opérateurs économiques n’hésitent plus à le contourner pour contacter directement le président. Les communications du SGPR sont également considérées comme « autoritaires ».

« J’ai l’honneur de vous demander de faire démonter les stades dans les 24 heures […] immédiatement pour que les entreprises chargées de la réhabilitation des espaces jeunesse puissent commencer à travailler », a-t-il demandé à Malachie Manaouda le 7 octobre. , le ministre de la Santé, dans une lettre au sujet de la suppression des stades de terrain aménagés dans les stades pour soigner les patients atteints de coronavirus. Manaouda avait été prévenu la veille pour le lendemain en vue d’une visite du stade dont même le Premier ministre Joseph Dion Ngute n’avait pas été informé.
D’autres encore blâment le diplomate de formation et le diplomate professionnel, qui n’avait jamais eu une idée de la politique avant sa promotion surprise à ce poste clé, pour son « inexpérience ». Pour autoriser l’évacuation sanitaire au Maroc de l’ancien directeur général de Camair, Yves Michel Fotso, qui avait été condamné à la réclusion à perpétuité et détenu dans la prison subsidiaire du ministre de la Défense (SED), le SGPR avait saisi le chef de la gendarmerie en août 2019 à la place de lui-même. de s’adresser au ministre de la Justice, Laurent Esso, qui est également son prédécesseur.

Un autre premier ministre

Ferdinand Ngoh Ngoh est également devenu membre du gouvernement avec le titre de «ministre d’État», qui précède celui de secrétaire général de la présidence. Dans la pratique, il est le deuxième Premier ministre et bat même l’agriculteur à qui il envoie ses «hauts ordres» avec compétence juridique.

Le 19 octobre, il a attaqué le secrétaire général du Premier ministre avec les mots suivants: « En exécutant les très hautes instructions du président de la République, j’ai l’honneur de vous informer qu’il demande au Premier ministre, au Premier ministre, d’introduire la collecte numérique des tarifs et Déplacement des taxes sur les téléphones et terminaux importés et fourniture d’un mécanisme plus adéquat pour le remboursement de ces droits et autres taxes à sa lourde sanction. «  »

Les relations de Ngoh Ngoh avec Maxime Eko Eko se sont également dégradées depuis que le SGPR a torpillé les efforts du directeur général de la recherche externe (DGRE), soutenu par le Premier ministre, pour trouver une solution à la crise anglophone. Une réunion prévue à Nairobi, au Kenya, n’a pas été approuvée par la présidence. Ngoh Ngoh préfère la médiation suisse, même si elle n’est pas acceptée par tous les acteurs et en particulier par certains fédéralistes anglophones.

Obstacles politiques

Cependant, lorsque les ministres et directeurs généraux préfèrent avaler Boa plutôt que de le confronter, son influence au niveau politique est limitée. Ngoh Ngoh n’est toujours pas entré dans le bureau politique très sélectif de l’Assemblée démocratique du peuple camerounais (RDPC). Un handicap majeur dans la course pour succéder à Paul Biya, à laquelle beaucoup l’ont déjà vu participer.

Il a mis quelques amis au gouvernement, même s’ils n’avaient pas de portefeuilles clés: Achille Bassilekin (ministre des petites et moyennes entreprises), Célestine Ketcha Courtès (ministre de l’Habitat) ou Galax Yves Landry Etoga (secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense).
Dans la zone de production, il a nommé Claude Simo Njonou à la tête de la Société nationale de raffinage (Sonara). Il a tenté à plusieurs reprises de licencier Adolphe Moudiki, le tout-puissant directeur général de la Société nationale des hydrocarbures (SNH), afin de le remplacer par l’un de ses protégés. Mais Paul Biya a mis fin aux tentatives de prendre le contrôle des sociétés pétrolières publiques de ses employés.

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REF: jeuneafrique.com

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