Maurice Kamto tourne le dos à la communauté internationale

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Sous prétexte d’interdire la dédicace de ses livres à Douala, le leader du MRC en a profité pour rappeler aux Camerounais que leur sort dépend d’eux-mêmes.

Le visage ferme, le ton rebelle, c’est un Maurice Kamto visiblement élevé que l’on a vu le 3 décembre au siège du Mouvement de la Renaissance camerounaise à Yaoundé. L’opposant a évoqué les multiples restrictions auxquelles lui et son parti sont soumis au Cameroun. Le cas le plus récent n’est autre que l’interdiction, deux jours plus tôt, de la cérémonie d’inauguration de ses travaux à Douala par l’autorité administrative et l’assignation à résidence de 24 heures à laquelle les troupes l’ont contraint. Capitale.

Face à cet abus de pouvoir et/ou abus de pouvoir, le président du MRC condamne principalement l’attitude de la communauté internationale et annonce le divorce.

« Je dirais solennellement aux Camerounais de ne compter que sur eux-mêmes. Je le dis solennellement de ne compter que sur vous-même pour changer votre pays, pour le mettre sur le cap que vous voulez, pour l’amener au niveau que vous voulez. Ne fais confiance à personne d’autre. Oubliez la fameuse communauté internationale ! Peu importe! Elle a montré qu’on ne pouvait pas compter sur elle », a-t-il déclaré aux journalistes.

Et de rappeler que « depuis 2012 je lance un appel à cette communauté internationale pour les insuffisances de la loi électorale ». Mais elle n’a pas bougé le petit doigt « en 10 ans », insinue-t-il.

Retraité, Maurice Kamto donne toujours des conseils à ses compatriotes. « Merci d’avoir prié pour moi dans le passé, mais priez pour vous-même et pour le Cameroun. Parce que si vous dites que vous priez pour moi, c’est comme Kamto. Ce n’est pas mon affaire seule. Je fais de mon mieux et le maximum que je peux. C’est notre cause collective. La meilleure façon de prier pour moi est de faire ce qu’il faut : s’inscrire sur les listes électorales, obtenir sa carte, aller voter le jour du scrutin. Soyez prêt de telle manière que si on vous met la barre, on se disputera tous », poursuit-il.

Revenant à la communauté internationale, l’homme politique demande « l’Union africaine, l’Union européenne, les Nations unies, la Francophonie, le Commonwealth, dites-moi quel résultat, quel début de résultat vous avez eu en 10 ans ».

A la suite du leader du MRC, le président de l’Alliance des forces progressistes (AFP), Cyrille Sam Mbaka, a également déploré « la situation à laquelle sont confrontées les populations de la ville de Douala les 1er et 2 décembre » ; qui (ces populations) ont été empêchées « de faire leurs affaires tranquillement, de circuler librement » en raison du système de sécurité autour de l’hôtel occupé par Maurice Kamto.

Pour M. Sam Mbaka, ces événements sont « une preuve suffisante du climat de peur permanent dans lequel vit le régime de Yaoundé », écrit-il dans un communiqué. En conclusion, le président de l’Afp appelle « les politiques de l’opposition et la société civile à réfléchir en profondeur à un meilleur cadre de concertation et à œuvrer pour une réelle emprise sur notre destin commun dans ce pays ».

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