Raquette 500f dans l’EST : les gendarmes de Bagoloul déshabillés

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Loin d’être un poste de contrôle pour assurer la sécurité des personnes et des biens, la barrière de la brigade de gendarmerie installée à Bagoloul est devenue un véritable poste de péage et d’extorsion.

Comme dans les thrillers américains, l’arnaque à ciel ouvert continue. « Ici, chaque chauffeur de moto taxi inscrit dans un fichier tenu par les éléments de ‘sécurité’ doit débourser 500 Fcfa chaque jour pour franchir la barrière », dénoncent anonymement des internautes.

Une pratique établie dans la seigneurie depuis Mathusalem.

Serait-il nuisible de se demander si le gouvernement local est conscient de ce qui est clairement lié à un fléau ? Si oui, quelle est la destination exacte de l’argent collecté quotidiennement ?

En descendant sur les lieux, le reporter du Messager trouve les faits rapportés par les victimes dépouillés. Cela n’a rien à voir avec la facilité de mouvement. Le bus est pour la montée et la descente de la journée. Les taxis motorisés évitent l’axe. Une fois accepté, vous devrez attendre qu’il soit plein (03 sièges plus les bagages).

Sur un chemin de terre de 28 km, pour s’y rendre il faut débourser 3000 Fcfa, au grand dam de la population. Et vient l’heure du départ. Après avoir avalé quatre sacs de whisky en plastique, le chauffeur aux vêtements malodorants prend enfin la route d’Abong-Mbang à Angossas.

A peine parcouru 5km, c’est un frein précoce. Le chauffeur s’arrête. Il récupère un billet de 1000 Fcfa qu’il met dans la main déjà tendue du garçon qui tient la corde qui sert de herse.

Non loin de là, à l’ombre, un gendarme sur une chaise de fortune se désaltère sans aucun contrôle de l’usager. Non seulement il est terne, portant des Rangers poussiéreux, un béret rouge délavé et coincé dans ses épaulettes.

Il y a des rides de fatigue sur son visage. Pas un mot. Sous son regard impuissant et indifférent, son assistant, guidé par son appétit d’argent, baisse la corde et le visa est accordé.

Ces histoires auront lieu le vendredi 8 octobre 2021 entre 5h et 17h. Corruption et impunité Vous vous demandez comment les Camerounais sont si insensibles à tout ce que l’État fait pour lutter contre la corruption. Insensible n’est pas hyperbolique car ils se montrent imperturbables à l’ensemble des mesures prises pour lutter contre la pègre.

Au contraire, ils retroussent leurs manches pour mieux soudoyer, se faire corrompre, voler et appauvrir l’Etat. En fait, ils sont devenus triplement ingénieux. Pour eux, l’Opération Épervier n’est qu’un théâtre. Toutes les institutions qui luttent contre la peste ne sont que des constructions. Et toutes les campagnes de sensibilisation sont une perte de temps. Cela signifie que cette horde de prédateurs ne reculera devant rien pour apaiser leur égoïsme sans bornes.

La Commission nationale anti-corruption (CONAC) peut publier des rapports qui sonnent l’alarme, mais elle ne peut que hurler pour rappeler qu’elle existe. Malgré ces explosions, ces méchants se sont enfermés dans une corruption agressive et vicieuse.

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