Secrets du sérail: Découvrez la nouvelle arnaque du gouvernement

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La puissance de Yaoundé ouvre un dispositif qui distrait l’opinion publique après avoir misérablement échoué dans ses programmes de planification précédents.
Le nouveau dispositif économique et de planification du Cameroun consiste en une «Stratégie nationale de développement» (SND). Publié par le ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat), ce vademecum décennal vise à «tracer les orientations qui devraient guider les efforts de développement vers les objectifs fixés dans la Vision 2035».

Tenant compte des recommandations du Grand Dialogue National (GDN), il est présenté comme «le résultat d’un processus de consultation global avec une implication et une participation particulières des différents acteurs du développement et de la population de base».

De manière compacte, le SND vise à réaliser le changement structurel de l’économie nationale en apportant des changements fondamentaux aux niveaux de la productivité, de l’industrie, de la finance, de l’administration, des affaires sociales et de l’environnement. C’est donc la clé pour «émerger d’ici 2035».

Cette stratégie remplace le Document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP) adopté en avril 2003 et l’actuel Document de stratégie sur la stratégie de croissance et d’emploi (DSCE), qui a été introduit en 2009. Ce dernier indicateur faisait référence à une croissance économique soutenue au cours de son application décennale et a atteint une croissance moyenne de 5,5% au cours de la période de planification.

Au terme de sa candidature, fin 2019, le gouvernement a admis qu’il n’avait pas réalisé de manière assez satisfaisante avec un taux de croissance moyen de seulement 4,5%. Dans le même temps, la baisse de la pauvreté était de 3% misérables par rapport aux projections de 10%.

Les autorités ont trouvé les boucs émissaires de choix dans leurs bottes pour expliquer les deux échecs successifs: le choc exogène consécutif. la baisse des prix du pétrole, mais aussi les crises sécuritaires à l’est, l’extrême nord, le nord-ouest et le sud-ouest. Avec la fin de la mise en œuvre du DSRP, le gouvernement a déjà admis en 2009 que «le profil général de croissance est resté en dessous du niveau espéré afin de réduire considérablement la pauvreté». Cependant, il est resté constant dans ses slogans sur les «grandes ambitions», les «grands succès» puis les «grandes opportunités».

Disque à gratter
Au moment où la nouvelle arnaque s’ouvre, il n’est plus question de ramener le Cameroun au statut de pays à revenu intermédiaire supérieur. SND. On apprend, faut « mieux aligner la stratégie sur l’agenda global des Objectifs de Développement Durable (ODD), mais aussi stabiliser l’horizon de planification et intégrer les retards identifiés (sic) dans la mise en œuvre du DSCE ». .

Nous jurons que la 2ème phase de la vision économique du gouvernement « est en ligne avec les objectifs de l’Agenda 2030 pour le développement durable et prend également en compte les grandes orientations des autres agendas supranationaux (…) ».

Lorsque le document mentionne que les défis de la gouvernance institutionnelle et de la décentralisation sont relevés, il ne parle que du bout des lèvres de la poursuite de la lutte contre la corruption et le détournement de fonds publics. Comme le discours officiel depuis des années, il annonce l’intensification de la prévention des atteintes aux biens publics, la réduction des manipulations de liquidités et la mise en place d’un système d’alerte efficace en matière de corruption et de détournement de fonds publics, la systématisation de la responsabilité dans la gestion des affaires publiques et Prévention des conflits d’intérêts.

Afin d’améliorer la gouvernance économique, les autorités devraient prendre des mesures énergiques pour moderniser la gestion des finances publiques, améliorer la gestion de la dette et rationaliser la gestion des institutions publiques et des entreprises. Amélioration du climat des affaires, renforcement de la coopération et du partenariat au développement, contribution de la diaspora au développement, à la régulation et au suivi de l’espace économique national.

Un record battu épuisé par 38 ans d’un système qui se cachait le poison de multiples échecs qui ont littéralement mis le pays à genoux. On ne peut plus compter le nombre de stratégies, comités et commissions sectorielles mis en œuvre jusqu’à présent pour mettre le Cameroun sur la voie d’une croissance macroéconomique inclusive, durable et résiliente.

Cela est dû à une conception de modèle économique mal orientée dans le laboratoire, qui consiste davantage à impressionner par ses principes fondamentaux qu’à construire au fil du temps. Alors que le gouvernement prétend avoir mené une vaste consultation, rien dans celui-ci n’indique comment des partenaires locaux clés tels que le Groupe Inter-Employeurs (Gicam) ou même la société civile ont contribué à faire un SND à l’amiable. Ce que chacun a engagé leur base pour une mise en œuvre amiable.

Le nouveau gadget est annoncé après n’avoir pas fait une évaluation froide et cohérente de ses prédécesseurs. Le vrai changement structurel de l’économie camerounaise attendra.

REF://www.camerounweb.com/

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