'Toutes les hautes instructions ne sont pas celles de Biya': Eto'o fait tomber les masques
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SÉRAIL : comment le régime Biya utilise le football pour maintenir son pouvoir

Me Amédée Dimitri Touko Tom, avocat au barreau de Paris, se prononce sur le bras de fer entre la Fecafoot et le Minsep. Il accuse le régime de Paul Biya de développer une « narco-politique » pour maintenir son pouvoir. Selon lui, le régime utilise le football pour anesthésier le peuple et écraser l’opposition. Le juriste estime que le chantage exercé par le régime Biya sur l’opposition est inacceptable et appelle à la destitution de Samuel Eto’o de ses fonctions à la tête de la Fecafoot.

Le peuple camerounais est pris au piège d’une dictature parmi les plus anciennes au monde, dirigée par des nonagénaires. Pour assurer sa pérennité, ce régime qui dure depuis 42 ans a développé une forme rare de domination : la narco-politique.

Incapable de fournir les sécurités existentielles de base, le régime Biya a plongé les Camerounais dans des paradis artificiels de drogues, notamment l’alcool. La fabrication, la commercialisation et la consommation incontrôlées d’alcool ont plongé la population dans un état de satiété alcoolique avancé, annihilant leur esprit combatif et leur capacité à être des acteurs politiques.

Ce peuple, anesthésié, trouve son bonheur dans des plaisirs fugaces procurés par le football, les drogues, le sexe et l’espoir d’une vie meilleure après la mort, entretenu par la prolifération des Églises prêchant tout sauf le bonheur ici et maintenant.

Le paroxysme de ce cynisme politique fut atteint lorsque, malgré un manque criant d’infrastructures de base telles que routes, électricité, eau, écoles et hôpitaux, le gouvernement Biya a endetté le peuple de 3000 milliards de FCFA pour organiser une fête du football continental. Cette dépense somptuaire a servi à droguer davantage un peuple affamé, vantant des stades inachevés comme symboles d’une prospérité illusoire.

Pour maximiser l’effet psychodysleptique du football, il était crucial que la Fecafoot participe pleinement à cette narco-industrie. La candidature de Samuel Eto’o à la présidence de la Fecafoot fut une aubaine pour le régime, qui l’a soutenu contre son rival, Seidou Mbombo Njoya.

Rapidement, la suractivité de Samuel Eto’o, proche du régime Biya, a éveillé des soupçons chez les tenants du pouvoir, suspectant des ambitions politiques au-delà de la Fecafoot. Plutôt que de le confronter directement, ils ont laissé Eto’o s’embourber dans des scandales financiers et de gestion, tels que le licenciement coûteux de l’entraîneur Antonio Conceição, le litige avec l’équipementier Le Coq Sportif, et les contrats nébuleux avec One All Sport.

Les stratèges du régime ont gardé ces scandales comme joker au cas où Eto’o montrerait une ambition politique perçue comme menaçante. Dans ce contexte, les communicants de Samuel Eto’o tentent de rallier l’opposition politique en faisant du chantage, ce qui est moralement inacceptable.

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