Succession de Biya : Grosses révélations d’un célèbre média privé sur la visite de Franck Biya au Nord

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Le fils aîné du président de la République est, désormais, en pole position dans les batailles pour la succession à la tête de l’État.

Ce 7 novembre 2022, et sauf imprévu de dernière minute, Franck Emmanuel Olivier Biya devrait être reçu au lamidat de Garoua. En tout cas, un communiqué signé de cette chefferie hautement influente de la région du Nord et largement ventilé sur les réseaux sociaux, convie élite, autorités traditionnelles ainsi que la population, à y être en masse dès 9h.

Pendant le week-end, rappelle-t-on, le fils aîné du chef de l’État s’était déjà montré aux côtés du lamido de Rey Bouba. Toujours sous forte escorte de la Garde présidentielle (Gp), Franck Biya était à tue-et-à-toi avec ce monarque successoral dont on sait que les consignes locales de vote sont essentielles pour la survie du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc, au pouvoir). Surtout dans ce septentrion, qui n’a jamais oublié que le premier président du Cameroun, Ahmadou Ahidjo, était un fils d’ici. Qu’il a passé le témoin à quelqu’un du grand-Sud et dont il semble attendre un «retour sur investissement». Et le spectacle, selon des sources introduites, devrait se poursuivre cette semaine dans les régions du Nord, où il est attendu avec plusieurs rituels traditionnels mais également dans l’Extrême-Nord. Un peu sur les traces de son géniteur, qui dans toutes ces contrées il a jadis été couronné comme un leader traditionnel.

On rappelle, à tout hasard que Franck Emmanuel Biya fut déjà, voici un an et toujours sous haute garde rapprochée de la Gp, l’hôte de marque du nouveau roi des Bamoun. Et que les images de cette escapade ont, sans restriction, été ventilées à travers le monde ? C’est pour dire que l’heure est grave. Que, pendant que le sérail s’entredéchire autour de suspicions de détournements de deniers publics, de «très hautes instructions» et autres stratégies, pour la bonne marche de l’État, Paul Biya ne dort pas.

Mieux encore ! Pendant que certains bataillent pour savoir qui est plus fort que qui, et donc qui a les capacités de prendre le témoin, le Sioux Biya travaille pour une succession à la fois dynastique et paisible à la magistrature suprême. Après avoir «testé» tous ses proches collaborateurs, l’homme du 6 novembre 1982 donne l’impression d’avoir jeté son dévolu sur le moins «mouillé» de la troupe : son propre fils qui, de façon détournée, se met petit à petit sous les feux de la rampe.

Si les Camerounais paraissent majoritairement contre une passation du pouvoir de gré à gré à la tête du pays, ils sont tout aussi quasi unanimes pour reconnaître que l’heure est grave. Qu’il serait dès lors presque impossible de départager sans éclat de voix les nombreux prétendants à la tête de l’État du Cameroun. Franck Biya serait donc le moindre mal à la guerre des ego. Surtout qu’il n’a jamais rien géré au niveau du service public et que, au niveau du Rdpc il apparaît aussi comme une personne «vierge» de toute compromission. Si une passation de témoin dynastique s’est déroulée sans grande casse au Gabon, puis au Tchad voisins, sans oublier le Togo ou encore la République démocratique du Congo, pourquoi le modèle ne pourrait-il pas être répliquée dans ce Cameroun guetté par moult périls ? Ainsi semble avoir raisonné Paul Biya à part soi. Et donc loin des batailles d’appareil autour de ceux qui estiment arrivée l’heure de se mettre en scène.

Déjà, plusieurs observateurs notent depuis des mois une sorte de «tolérance» administrative par rapport à ce qui se rapproche de Franck Biya. Ils rappellent que divers mouvements, au nom de ce garçon, se sont ouvertement présentés et ont publiquement manœuvré pour un passage de pouvoir à la tête de l’Etat considéré non pas comme «le moindre mal», mais carrément comme «le salut» pour un peuple en quête de repères.

Rf:  InfoMatin N°1180

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