Succession de Biya : Samuel Eto’o à Etoudi, ça se précise, un de ses conseillers « lance » sa campagne, voici les détails!

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La nouvelle fait le buzz depuis quelques heures. Le journaliste politique Boris Bertolt revient avec des détails. Je connais George Dougueli, journaliste à JEUNE AFRIQUE. C’était un ami et nous avons travaillé ensemble sur de nombreux dossiers pendant de nombreuses années. Dossiers d’état parfois. C’était un bon informateur. C’est aussi une des préfaces de mon travail. Au moins, il était un ami jusqu’à il y a quelques mois. Des sujets dont il avait peur (ouais, il n’est pas très courageux, ce type) qu’il m’a transmis. À l’époque au nom de la démocratie et de la liberté. Quelle belle époque où j’utilisais parfois mes qualités relationnelles pour obtenir ses petits biscuits pour Jeune Afrique ou même une interview. Et c’était jusqu’à récemment.

J’ai donc été surpris de découvrir une attaque formelle de sa part dans le magazine JEUNE AFRIQUE qui l’emploie sous couvert de tribune. Il me met directement sur la liste de ceux qu’il calomnie. Sans recul. D’une amnésie dont seuls les courtisans connaissent le secret. Il m’accuse d’être un agent de déstabilisation de l’État. Oh comme ça me rappelle le régime RDPC quand je dénonce des scandales de corruption. On ne pouvait pas demander mieux à quelqu’un qui, il y a quelques années, se vantait d’être proche de l’opposition. Paul Biya doit certainement sourire.

En fait, son texte m’est adressé. Quel honneur ! Je lui suis reconnaissant. Une opération de communication qui vise en fait à protéger les intérêts auxquels elle est aujourd’hui exclusivement dédiée. Concrètement, celui d’un clan au pouvoir qui rêve de devenir le successeur de Paul Biya. Mon crime : A REFUSÉ DE SUIVRE SES MAUVAIS CONSEILS À SAMUEL ETO’O. Ce n’est pas surprenant pour certains. Mais attention les hommes. Parfois, ce qu’ils montrent n’est pas ce qu’ils sont.

Pour ceux qui ne le savent pas, Georges Dougueli, sous le pseudo-journaliste de Jeune Afrique, est en réalité le conseiller politique de Samuel ETO’O. Si vous souhaitez poster un message à ETO’O et être sûr qu’il est en cours de discussion, contactez George Dougueli. Il est l’un des cœurs dont toutes les frasques, les scandales, la mafia autour de Samuel ETO’O. Dans la littérature politique on l’appellerait : « Conseiller vénéneux ».

Mais pour la petite histoire, George a été recruté il y a plus d’un an à Paris lors d’un déjeuner où il a appris à connaître Samuel un peu plus sérieusement. Très connu pour sa fausse bourgeoisie et son goût prononcé pour la bonne chère et la bonne chère, il eut beaucoup de chance ce jour-là. Je le sais car à l’époque je faisais partie du cercle très fermé des personnes qui préparaient depuis des mois l’arrivée de Samuel ETO’O à la tête de la FECAFOOT. Ce n’était qu’une étape ! Quand George pense à m’informer qu’il a été recruté par ETO’O, je crie au téléphone : « Ah bon. C’est bien. « Avant d’ajouter: ‘Mais je le savais grand. « . Il sourit. Mais à quoi bon. Notre avis rejoignait ce bon informateur. Du moins jusqu’à ce que je serve ses intérêts.

Au fil des intrigues et des déboires, il réussit très vite à écarter des amis de longue date de Samuel ETO’O, entre autres, afin de pourvoir le poste de conseiller spécial. Alors cet homme marié a recruté sa « grande copine », MIREILLE FOMEKONG, la cheffe de cabinet ACESSE. La société ACESSE, qui gère aujourd’hui la communication de Samuel ETO’O et remporte de nombreux marchés attractifs à la FECAFOOT. D’ailleurs, nos deux « amis » se sont retrouvés il y a quelques jours au Qatar pour la Coupe du Monde, chacun avec son partenaire officiel… Pour mémoire, bien sûr !

Ce n’est pas pour rien que George Dougueli et Mireille ont annoncé FOMEKONG il y a quelques mois – ensemble ! – Quitter les réseaux sociaux après des révélations sur un marché de 80 millions remporté par la société MIREILLE FOMEKONG, la « grande amie » du conseiller politique de Samuel ETO’O à la FECAFOOT. Un petit délit d’initié entre copains ne fait pas trop de mal. Mais allons-y ! Dans son texte, Dougueli affirme avoir quitté les réseaux sociaux après la guerre en Ukraine. Seuls ses collègues de JEUNE AFRIQUE croiraient un tel mensonge. Mireille FOMEKONG sourit dans son coin.

Pendant la campagne, George Dougueli invente un prétexte pour que JEUNE AFRIQUE vienne au Cameroun et travaille pour Samuel ETO’O. Il séjourne un mois à l’hôtel Hilton de Yaoundé aux frais de l’équipe de campagne. Son œuvre : quelques petits textes aux petits oignons dictés par Samuel Eto’o dans Jeune Afrique. De plus, un scandale éclate à propos de la liaison d’une femme. L’un des membres de l’équipe d’Eto’o, très âgé, est accusé par Mireille FOMEKONG – connue pour être une très jalouse, triste protectrice en amitié – d’avoir une relation avec « son amie ». Tremblement de terre. L’atmosphère se pollue jusqu’à ce que cette brillante jeune fille soit enfin libérée. Le journaliste a cédé aux pressions de ses proches.

Mais plus sérieux. Georges Dougueli et moi avons été en contact régulier tout au long du mandat de notre co-candidat à la Fécafoot, Samuel Eto’o. En plus de maintenir la propagande entourant le Pichichi, il est un informateur sur les questions politiques. Il me donne des biscuits sur le ministre Paul Atanga Nji, ministre de l’administration territoriale ou Gabriel Mbaïrobe, Luc Sindjoun, Jean De Dieu Momo etc. Dougueli fait office d’informateur principal. Mais un stratège politique. J’ai besoin d’informations Le public a besoin de savoir. Quoi de plus normal.

Déjà alors, il nourrissait une haine secrète envers Franck Biya, le fils de Paul Biya. Pas étonnant que JEUNE AFRIQUE se soit consacrée à 90% exclusivement à Franck Biya en quelques semaines seulement. Oublié Paul Biya.

Il y a deux raisons à cette hostilité : « Franck Biya n’est pas avec nous », me crie-t-il à chaque fois que nous parlons. Au moins Franck Biya ne cautionne pas Samuel ETO’O. Georges m’interroge pour que « je fasse quelque chose ». Mais en réalité je ne m’intéresse pas à Franck Biya à ce stade. Dougueli en est obsédé. Eto’o aussi. On gagne quand même. Le fils de Samuel ETO’O est élu président de la Fédération de Football du Cameroun. Samuel sait que j’étais là pour le football. Et il ne m’en voudra pas. Ou alors j’ai pensé.

Dans l’euphorie nous nous reparlons. Il s’agit cette fois des signatures de Samuel ETO’O. Georges me dit clairement qu’il n’est pas d’accord avec le maintien de Benjamin BANLOCK comme Secrétaire Général de la FECAFOOT. Et me fait savoir qu’il va mettre la pression sur Samuel. Sans succès.

Puis il y a ce moment où Samuel est acclamé par une foule immense à Sangmelima à l’invitation de l’ancien maire ESSIANE. George, excité comme un adolescent, m’appelle. « Bonjour Boris. Tu vas bien ? ‘ me lance-t-il euphoriquement au téléphone. C’est à moi de répondre, « Oui, super ». « As-tu vu ça? Il poursuit : « Ce que nous avons réalisé est énorme. Vous ne vous en rendez pas compte vous-même. Désormais, nous visons plus haut. Nous y arriverons, ce n’était qu’une étape. Maintenant, il faut barrer la route à Franck Biya. » A moi de lui répondre : « C’est bien. C’est extraordinaire. Nous devons d’abord réformer le football. » J’étais naïf.

Le coq n’aura pas chanté trois fois qu’arrive le premier scandale : LIYEPLIMAL. Dougueli se tait. J’ai compris dès ce mois de février que mon ancien ami et informateur avait changé. Alors que j’attendais depuis des mois qu’il me raconte comment Émile Parfait Simb avait réussi à parrainer le match entre le Cameroun et l’Algérie à la JAPOMA, Dougueli était parti… Mais que de bons souvenirs.

Rf: Boris Bertolt

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