20 mai: découvrez les vraies raisons du boycott du MRC et du SDF

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    Le SDF dit qu’il organise le boycott pour dénoncer l’aggravation de la crise anglophone et la détérioration de la crise sociopolitique à travers le pays.
    Il y a quelques jours, des responsables du parti ont accusé le régime de Biya de ne pas s’être attaqué au conflit armé dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, ajoutant que la célébration du 20 mai constituait une provocation pour les Camerounais et la population anglophone.

    Le Socal Democratic Front (SDF) et le Mouvement de la Renaissance camerounaise (MRC) vont boycotter la 47ème édition de la Fête nationale du Cameroun le 20 mai prochain. Ils justifient leur décision par la crise prolongée dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du pays ainsi qu’un climat socio-politique morose et général au niveau national.

    Joshua Osih, 1er Vice-président national du SDF, déclare qu’ils sympathisent avec les anglophones vivant dans les zones de crise des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, et avec ceux confrontés à l’insécurité dans d’autres parties du pays.

    Le MRC a également annoncé son intention de boycotter les festivités du 20 mai de cette année. Dans une lettre adressée à ses disciples de la prison principale de Kondengui, Kamto dit qu’ils boycotteront la fête de l’unité nationale du 20 mai parce que les conditions ne sont pas réunies pour une quelconque célébration.

    La décision de boycott du 20 mai a également été prise le 1er mai lors d’une réunion du bureau exécutif du parti au siège du MRC à Odza, Yaoundé. Un communiqué signé par le secrétaire général adjoint du parti, Noah Roger Justin, charge tous les chefs régionaux, départementaux et municipaux d’informer leurs militants respectifs.

    Le parti a déclaré qu’il ne pouvait pas participer aux célébrations de la fête nationale alors que des gens continuent de mourir dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest du pays, accusant le gouvernement de faire la sourde oreille aux appels au dialogue.

    Le parti a également déclaré qu’il ne pouvait pas marcher tant que son chef Maurice Kamto, ses alliés et les autres partisans du parti étaient toujours en prison. Kamto affirme qu’il a remporté les élections présidentielles de 2018, citant des irrégularités et déclarant qu’ils restent prêts pour un nouveau décompte des voix. Il a officiellement terminé deuxième de la course présidentielle.

    Source: camerounweb.com

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