Burundi : Le Parlement approuve une nouvelle commission électorale

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L’Assemblée nationale du Burundi approuve une nouvelle commission électorale

L’Assemblée nationale du Burundi a voté en faveur de la composition de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) avec une large majorité, malgré les protestations de l’opposition qui dénonce une violation de la procédure. La CENI sera présidée par Prosper Ntahorwamiye, actuel porte-parole du gouvernement. Cette décision fait suite à la validation de la commission par le Sénat, également avec une très large majorité.

Boycott de l’opposition et réactions

Certains députés du principal parti d’opposition, le Conseil national pour la liberté (CNL), ont boycotté le vote, affirmant que la procédure n’avait pas été respectée. Pamphile Malayika, député du CNL, a dénoncé le fait que leur avis n’ait pas été pris en compte dans la composition de la CENI. Le président de l’Assemblée nationale, Gélase-Daniel Ndabirabe, a répondu en affirmant que ceux qui le souhaitaient pouvaient choisir de ne pas participer au vote, soulignant ainsi le principe démocratique.

Contexte et perspectives

Les prochaines élections législatives au Burundi sont prévues en 2025. Depuis l’arrivée au pouvoir d’Evariste Ndayishimiye en juin 2020, le pays a été salué par la communauté internationale pour une certaine ouverture. Cependant, une commission d’enquête de l’ONU a récemment déclaré que la situation des droits de l’Homme reste désastreuse au Burundi. En tant que pays enclavé dans la région des Grands Lacs et considéré comme le plus pauvre au monde en termes de PIB par habitant selon la Banque mondiale, le Burundi fait face à de nombreux défis pour assurer des élections justes et transparentes.

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