Cameroun : pourquoi Paul Biya fait banque au terminal à conteneurs du port de Douala

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Le Conseil d’Administration du Port Autonome de Douala, réuni en sa 96ème séance le 16 juin 2021, a arrêté les comptes de cette entité pour l’exercice clos le 31 décembre 2020.

En cette ère d’épidémie de Coronavirus, le vent tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Toute la planète est touchée, le Cameroun n’est pas épargné par la tempête qui a des conséquences négatives sur l’économie. Un récent rapport du Gicam indique que plus de 70% des entreprises camerounaises sont menacées par les effets dramatiques de la pandémie mondiale. Face à cette accélération négative, le choix est simple : soit on s’attarde, soit on coule. La gestion des conteneurs du Port de Douala-Banaberi (RTC) a fait le choix de la vie, à travers son engagement stratégique sur le terrain depuis sa fondation en 2019.

Les résultats obtenus un an après la reprise de l’exploitation de ce secteur d’activité sont passionnants. Ils démontrent à suffisance que le Gouvernement de la République a bien fait en chargeant le Port Autonome de Douala de reprendre l’exploitation de cette zone d’activité portuaire et conformément aux termes de la convention de concession de 2004. Il est entendu que pour l’exercice clos le 31 décembre 2020, la Régie du Terminal à Conteneurs a réalisé un bénéfice net de 12.326.979.454 (douze milliards trois cent vingt-six millions neuf cent soixante-dix-neuf mille quatre cent cinquante-quatre) FCFA. Le RTC a rendu au Port Autonome de Douala pour la redevance de stationnement, 15 710 558 599 (quinze milliards sept cent dix millions cinq cent cinquante huit mille cinq cent quatre vingt dix neuf) FCFA, et au trésor public par l’impôt sur le revenu, 6.320.648.046 (six milliards trois cent vingt millions six cent quarante-huit mille quarante-six) FCFA . « Ces résultats sont le fruit de la ténacité et du professionnalisme des équipes techniques, d’une politique de maintenance et d’exploitation des équipements de traitement consistant en un engagement de gestion envers l’ensemble du personnel concerné, la disponibilité des équipements, satisfaisante jusqu’au premier semestre année 2020 ; une planification et une organisation appropriées des activités de réception et de livraison La stratégie marketing de RTC, y compris des contacts permanents et une consultation régulière avec ses clients, ainsi que des incitations pour une élimination rapide des conteneurs ; bonne synergie avec les partenaires stratégiques (Douane, PAD, SGS et UCAM), mise en place d’échanges de dialogue avec les différentes parties prenantes (syndicats de commissionnaires en douane agréés, armateurs, transporteurs, administration des douanes, etc.) Tout cela nous a permis d’atteindre des performances satisfaisantes », indiquent nos informateurs au sein de la Container Terminal Authority. La haute direction de cette structure regorge d’initiative et d’ingéniosité. Avec la feuille de route pour que le Cameroun garde le nez hors de l’eau malgré la vague de Covid-19 qui sévit dans l’économie mondiale, le RTC a su tirer le meilleur du pire.

Il sert une économie qui se construit face à l’adversité. Une année réussie d’exploitation du terminal à conteneurs du port de Douala-Bonabéri. Là où Bolloré et ses associés voulaient et revendiquaient l’échec, Cyrus Ngo’o et ses hommes ont montré que l’impossible n’est pas camerounais, et que la gestion d’un TAC n’est pas l’apanage des blancs. Les résultats sont là et parlent d’eux-mêmes. « Il n’y a plus de FCFA produit par le terminal à conteneurs de Puteaux (siège du groupe Bolloré) en France. C’est l’économie camerounaise qui a pleinement profité de son investissement. Cela n’a pas été le cas depuis une quinzaine d’années lorsque cet outil de production de richesse a été vendu à Douala International Terminal », confie une source interne. Par exemple, le chef de l’Etat Paul Biya, dans sa grande sagesse, a encore eu raison en suspendant l’attribution du terminal à un nouveau concessionnaire le 23 octobre 2019, afin de régler les litiges pendants devant les tribunaux du Cameroun et d’ailleurs à ce sujet. part importante de l’activité portuaire de Douala. Face à cette procédure, qui s’annonçait longue, et au danger qu’elle déplace l’économie camerounaise après l’arrêt de l’exploitation du terminal à conteneurs souhaité par les responsables de la DIT, la création du RTC apparaît désormais comme une solution juste, appropriée, efficace. et décision patriotique. Et la prolongation de trois ans renouvelables du mandat du RTC est la preuve, s’il en était besoin, que nous n’avions pas à abandonner cette activité lucrative pour notre économie.

Aperçu historique…

La Régie du Terminal à Conteneurs du Port de Douala-Bonabéri a été créée à la suite d’un différend entre l’Autorité Portuaire de Douala, le PAD et le groupe Bolloré SA-APM Terminals, actionnaire de DIT, l’ancien concessionnaire du Terminal Conteneur Litige. 7ème arrivé à l’appel public international à manifestation d’intérêt pour la concession des activités de rénovation, modernisation, exploitation et maintenance du terminal à conteneurs du port de Douala-Bonabéri, selon le PAD, le Groupe Bolloré SA-APM Terminals, a pris acte de contre le port autonome de Douala, pour contester sa suppression et a demandé que le processus soit suspendu afin de recommencer. Face à cette procédure, qui s’annonçait longue, et au danger qu’elle provoque un retournement de l’économie camerounaise après un arrêt de l’exploitation du terminal à conteneurs, le chef de l’Etat Paul Biya, dans sa grande sagesse, a ordonné le 23 octobre : 2019, la suspension de la cession du terminal à un nouveau concessionnaire, afin de régler les litiges pendants devant les tribunaux du Cameroun et d’ailleurs sur cette partie importante de l’activité portuaire de Douala. Aux termes du contrat de concession de 2004 entre la PAD et la DIT, notamment ses articles 42 et 48, le Port Autonome de Douala, ici appelé concédant ou simplement bailleur, serait en mesure de contrôler et d’exploiter son terminal de retour. Ainsi, la Direction Générale du Port Autonome de Douala a proposé à son Conseil d’Administration de créer une Autorité Déléguée sur la base des missions et prérogatives qui lui sont conférées par l’arrêté du 24 janvier 2019, déclarant l’organisation réorganisée. responsable de la gestion du terminal à conteneurs. Il sera donc créé le 6 décembre 2019 par une résolution comme le prévoient les textes. Mais comment reprendrait-elle ses activités après le 31 décembre 2019, date de son départ de la DIT, sans personnel et sans équipement ? en réponse, le PAD exercera simplement son droit de subrogation ou de substitution et de préemption qui lui est accordé par les articles 42 et 48 de l’acte juridique liant les deux parties, ainsi que ses prérogatives de puissance publique. Le contrat de concession en l’espèce, ainsi que les textes juridiques réglementant l’activité portuaire, lui ont donné les moyens techniques et humains de poursuivre l’exploitation du terminal à conteneurs. Les équipements et personnels réclamés continueront donc à fonctionner tranquillement mais sous la direction de la RTC une fois les activités du Port de Douala-Bonabéri reprendre le 2 janvier 2020.

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