Le Burkina abandonne le français comme langue officielle, à l’instar du Mali.

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Le Burkina Faso adopte les langues nationales comme langues officielles

Le gouvernement burkinabè a récemment adopté un projet de loi révisant la Constitution du pays. Cette révision consacre désormais les langues nationales comme langues officielles, reléguant ainsi le français au rang de « langue de travail ». Cette décision s’inscrit dans le cadre des réformes politiques et institutionnelles entreprises par le gouvernement pour renforcer la culture démocratique et consolider l’État de droit.

Une évolution majeure pour le Burkina Faso

Cette révision constitutionnelle représente une évolution majeure pour le Burkina Faso. En érigeant les langues nationales en langues officielles, le pays affirme sa volonté de valoriser sa diversité linguistique et culturelle. Cette décision s’inscrit également dans un contexte de rupture avec la France, ancienne puissance coloniale, et de rapprochement avec d’autres partenaires internationaux, tels que la Russie.

Des réformes institutionnelles et politiques

Outre la reconnaissance des langues nationales, le projet de loi prévoit également d’autres réformes institutionnelles et politiques. Le Conseil constitutionnel voit ses missions élargies, tandis que certaines institutions, telles que la Haute cour de justice et le Médiateur du Faso, sont supprimées. De plus, l’Agence nationale du renseignement (ANR) voit son statut renforcé et est désormais sanctuarisée dans la Constitution.

Une nouvelle étape pour le Burkina Faso

Cette révision constitutionnelle marque une nouvelle étape pour le Burkina Faso. Elle répond aux aspirations de la population qui réclamait depuis plusieurs mois l’adoption d’une nouvelle Constitution. En valorisant les langues nationales et en renforçant les institutions, le pays cherche à consolider sa souveraineté politique, économique et culturelle. Cette décision reflète également la volonté du gouvernement de s’éloigner de l’influence française et de renforcer ses liens avec d’autres acteurs internationaux.

Mots clés : Burkina Faso, langues nationales, Constitution, réformes politiques, institutions, diversité linguistique, rupture avec la France, partenaires internationaux, Conseil constitutionnel, Agence nationale du renseignement, souveraineté politique, économique et culturelle.

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