Home Actualité internationale Afrique Le maintien de l’accord franco-algérien de 1968 sur l’immigration
Afrique

Le maintien de l’accord franco-algérien de 1968 sur l’immigration

L’Assemblée nationale rejette la dénonciation de l’accord franco-algérien de 1968

L’Assemblée nationale a rejeté jeudi un texte demandant aux autorités françaises de dénoncer l’accord franco-algérien de 1968, qui confère un statut particulier aux Algériens en matière de circulation, de séjour et d’emploi en France. La proposition de résolution a été repoussée, avec 151 voix contre et 114 pour. Elle avait été mise à l’ordre du jour par les députés Les Républicains (LR), dans le cadre de leur « niche parlementaire », une journée dont ils fixent à leur guise le programme.

Un accord historique qui divise

Signé en 1968, l’accord franco-algérien a été mis en place lorsque la France avait besoin de main-d’œuvre pour son économie. Cet accord écarte les Algériens du droit commun en matière d’immigration, leur octroyant des « certificats de résidence » plutôt que des cartes de séjour. Les Algériens bénéficient de certains avantages, tels que la possibilité de s’établir librement en France pour exercer une activité de commerçant ou une profession indépendante, ainsi qu’un accès plus rapide à la délivrance d’un titre de séjour de 10 ans par rapport aux ressortissants d’autres pays.

Une révision plutôt qu’une dénonciation

Lors des débats à l’Assemblée nationale, le gouvernement a rappelé qu’il envisageait une révision de l’accord plutôt que sa dénonciation. Selon le ministre délégué au Commerce extérieur, Olivier Becht, une dénonciation serait contre-productive et risquerait de provoquer une réaction des autorités algériennes, pouvant conduire à geler le dialogue migratoire. Certains députés macronistes ont soutenu l’envoi d’un « signal » à l’Algérie, mais le groupe Renaissance s’est accordé sur un vote défavorable.

En résumé, l’Assemblée nationale a rejeté la dénonciation de l’accord franco-algérien de 1968, qui confère un statut particulier aux Algériens en matière de circulation, de séjour et d’emploi en France. Cet accord, signé en 1968, écarte les Algériens du droit commun en matière d’immigration et leur octroie des « certificats de résidence ». Le gouvernement envisage une révision de l’accord plutôt que sa dénonciation, afin d’éviter une réaction des autorités algériennes et de préserver le dialogue migratoire. Cette décision divise les députés et suscite des débats sur les questions migratoires et les relations entre la France et l’Algérie.

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A LIRE AUSSI ...

Déportations de migrants vers le Rwanda : le bras de fer persiste

Le gouvernement britannique persiste dans son projet de déporter des demandeurs d’asile...

Au Maroc, l’aéroport de Marrakech s’apprête à vivre une semaine historique !

Aéroport international de Marrakech L’aéroport international de Marrakech, au Maroc, est sur...

Ambassadeur du Niger convoqué en Algérie

Les autorités algériennes ont convoqué l’ambassadeur du Niger à Alger pour clarifier...

[quads id=1]