‘L’Ouganda maintiendra la loi anti-LGBT malgré les sanctions’

0

L’Ouganda refuse d’abroger sa loi anti-LGBT malgré les sanctions

L’Ouganda a vivement critiqué la décision des États-Unis d’imposer des restrictions de visa à certains de ses fonctionnaires en raison de l’adoption d’une loi anti-gay controversée dans le pays. Les États-Unis ont accusé ces fonctionnaires de saper le processus démocratique et de violer les droits humains, notamment ceux des personnes LGBT. Cependant, le ministre ougandais des Affaires étrangères, Henry Okello Oryem, a affirmé que son pays ne céderait pas aux pressions et ne ferait pas marche arrière.

Le ministre a également dénoncé les tentatives des groupes occidentaux de faire accepter les relations entre personnes de même sexe en utilisant l’aide et les prêts comme leviers de pression. Il a souligné que l’Ouganda ne dépendait pas de l’aide extérieure pour son développement et que cela ne changerait pas son programme de développement.

La loi anti-gay, adoptée en mai, criminalise l' »homosexualité aggravée » et prévoit des peines allant jusqu’à la prison à vie pour des relations consenties entre personnes de même sexe. Cette législation a été critiquée par le président américain Joe Biden, l’Union européenne et le Secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, qui ont averti que l’aide étrangère et les investissements en Ouganda pourraient être compromis si la loi n’était pas abrogée.

Les conséquences des sanctions

Les États-Unis ont déjà imposé une première série de restrictions de visa à des responsables ougandais en juin, et ont récemment annoncé le retrait du pays du pacte commercial African Growth and Opportunity Act (AGOA) à partir de janvier 2024. De plus, la Banque mondiale a suspendu l’octroi de nouveaux prêts à l’Ouganda en raison de cette législation jugée contraire à ses valeurs.

Ces sanctions internationales mettent l’Ouganda dans une position délicate sur la scène internationale. Alors que le pays refuse de céder aux pressions, il risque de se retrouver isolé et de voir son économie et son développement affectés par la diminution de l’aide étrangère et des investissements.

Il reste à voir si l’Ouganda maintiendra sa position face aux pressions internationales ou s’il sera contraint de revoir sa législation controversée pour éviter des conséquences économiques et diplomatiques plus graves.

Mots clés : Ouganda, loi anti-LGBT, sanctions, relations internationales, droits humains, aide étrangère, investissements, pressions, développement, isolation, conséquences économiques

Donnez votre avis et abonnez-vous pour plus d’infos

Vidéo du jour:

Laisser un commentaire