Maroc : Démission générale du secrétariat du PJD, après la défaite aux élections législatives

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Une onde de choc secoue la scène politique marocaine après les élections de mercredi 8 septembre. Après dix ans à la tête du gouvernement, le parti islamiste modéré PJD est tombé dans les sondages des élections législatives, de 125 à 13 sièges à la Chambre basse (le parlement marocain), selon les derniers chiffres.

Avec notre envoyé spécial à Rabat, Amélie Tulet

Licenciement collectif. Le secrétariat général du parti de la lampe confirme qu’il prend en charge cette applaudissement des élections avec le PJD terminant à la 8e place. Mohammed Reda Benkhaldoun, responsable des relations internationales du PJD, a été joint par téléphone pendant le couvre-feu, après une longue journée de réunions : « Ce n’est pas la fin du PJD, ce n’est pas la fin du monde. C’est une petite bataille et l’histoire continue encore et encore. Nous devons donc revoir notre relation sur un certain nombre de points. Mais vous savez, nous sommes un parti loyaliste, très démocrate, et nous remercions toutes les personnes qui ont voté pour nous. »

Ces résultats législatifs officiels, estime le PJD » incompréhensible », « illogique  » et  » inacceptable « . Il envisage de s’y opposer.

Cependant, pour les différents observateurs de la vie politique marocaine, cette baisse s’explique de différentes manières : sanction du vote face à un bilan jugé décevant tant au niveau national que local ; éroder l’engagement de ses militants – de nombreux élus de 2011 ou 2016 n’ont pas souhaité se représenter sous le label PJD pour ces élections ; divisions internes sur des sujets aussi divers que la légalisation du cannabis ou la normalisation des relations avec Israël, a déclaré un analyste.

Après dix ans d’activité, le PJD rejoint donc l’opposition au parlement. Mais il envisage des alliances locales.

Il appartient désormais au monarque, le roi Mohammed VI, qui dans les prochains jours (il n’y a pas de date limite dans la Constitution) doit désigner la personne qui sera chargée de former le gouvernement, une personnalité qui doit provenir du parti majoritaire au élections législatives, c’est-à-dire du RNI qui a obtenu 102 sièges selon les derniers résultats actualisés, d’Aziz Akhannouche.

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