Soudan : au lendemain du putsch, le soutien à l’ancien régime semble revenir en force

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Les dirigeants civils arrêtés lors du coup d’État du général Burhan sont toujours introuvables, a déclaré lundi leur avocat Kamal al-Jizouli, qui s’inquiète de leur santé et des éventuelles ramifications juridiques. Cependant, plusieurs personnalités de l’ancien régime d’Omar el-Béchir ont été libérées de prison dimanche, avant d’être à nouveau arrêtées. La télévision d’État a rapporté ce soir-là que le général Burhan avait limogé le procureur général par intérim qui avait ordonné les libérations. Mais pour les partisans du pouvoir civil, cela confirme que le coup d’État vise à ramener le Soudan à l’ère de la dictature.

De notre correspondant à Khartoum,

Parmi les personnalités de l’ancien régime qui ont été libérées puis arrêtées figurent Ibrahim Ghandour, représentant du Parti du Congrès national et ministre des Affaires étrangères d’al-Bashir, ainsi que des responsables de l’armée et de l’armée. Bashir, Mohamed Hamid Tabidi et le général Al-Shazly Hamed Al-Madeh.

Ces libérations suivies de nouvelles arrestations ont clairement embarrassé le général Burhan. Ils témoignent de la panique dans le camp putschiste, estiment certains analystes. Les partisans du régime d’Omar el-Béchir sont engloutis dans la violation du coup d’État, mais mettent le général Burhan en désaccord alors qu’il continue de prétendre que ce coup n’en est pas un et qu’il sert simplement son objectif. » corriger le cours De la Révolution soudanaise.

De plus, depuis qu’il a renversé le Premier ministre Abdallah Hamdok le 25 octobre, Burhan subit une pression internationale croissante. Les donateurs occidentaux, dont les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne, menacent d’annuler plusieurs remises de dette afin de faire plier l’armée.

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Selon le chercheur Kholood Khair, ces libérations et arrestations soudaines reflètent les divisions au sein du camp du coup d’État. Elle estime que le coup a été improvisé et que les généraux ne s’attendaient pas à une telle condamnation internationale, sans parler de la réponse immédiate de la rue soudanaise. Samedi contre ce coup d’Etat. Le général Burhan est en garde à vue.

« Burhan a annoncé qu’il nommerait un Premier ministre dans une semaine. Mais il ne trouve personne pour soutenir son coup. Rejoindre son gouvernement signifierait la mort politique. Dans le même temps, si Burhan approche des membres du parti islamiste de Bashir, il risque de se brouiller avec ses alliés égyptiens et émiratis. Il est dans une position très difficile. »

Deux responsables du Parti du Congrès national ont également été libérés la semaine dernière : le Dr Mamoun Humeida, un ancien directeur de la santé de l’État de Khartoum accusé de corruption, et Abdelbasit Hamza, un financier qui possédait des sociétés clés pour le parti et avait notamment des liens avec Oussama ben Laden. .

Ces hommes avaient été arrêtés par le Comité pour le démantèlement de l’Ancien Régime, une agence créée après la chute d’el-Béchir et qui avait été la cible d’attaques répétées des généraux avant le coup d’État. Pendant une semaine, la quasi-totalité de ses représentants sont enfermés.

Au lendemain du coup d’État, le soutien de l’ancien régime semble revenir. Le général Burhan marche sur des œufs : c’est le mariage des militaires avec les islamistes qui a conduit le régime de Béchir à figurer sur la liste américaine des États soutenant le terrorisme, synonyme de sanctions internationales.

Plusieurs dizaines de pays ont appelé à une session spéciale du Conseil des droits de l’homme de l’ONU consacrée au Soudan, où la répression par les forces militaires prenant le pouvoir a déjà fait plusieurs morts parmi les opposants au putsch. Dimanche, le Premier ministre Abdallah Hamdok, assigné à résidence depuis le coup d’État, a estimé que « la sortie de crise Est venu par le retour de son cabinet destitué.

Lire aussi : Soudan : l’armée est dans l’impasse, l’ONU tente la médiation

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