Témoignage : j’ai l’argent, un bon boulot, mais j’envie ma servante

0
27

Dès ma tendre enfance, je rêvais de devenir médecin. J’aimais bien l’appellation « docteur ». Mon cursus scolaire était excellent. Mes parents étaient fonctionnaires. Ils exerçaient dans les régies financières. Je ne manquais de rien. J’avais fait une des meilleures écoles privées, du pays. Le coût de la scolarité, était très élevé. Les conditions d’études étaient excellentes, et l’encadrement à la maison était parfait. Tout était réuni pour que je réussisses mes études. Je décrochai donc, à juste titre, le Bac C, avec la mention très bien. Je fis mon entrée, dans le prestigieux institut polytechnique de Yamoussoukro. Après deux années préparatoires et trois en cycle ingénieur, je sortis major de ma promotion. Très vite, j’intégrai une multinationale.

Deux ans après mon embauche, M. Daniel me demanda en mariage. Daniel et moi étions des amis depuis le lycée. Il décidai de faire ses études en sciences économiques et de gestion. Il y fis un parcours sans faute. C’est à juste titre, qu’il obtint son doctorat en économie publique. Il enseignait donc à l’université de cocody.

Il était l’unique homme de ma vie. L’entente était parfaite. Malgré nos agendas professionnels très chargés, on trouvait toujours un temps pour être ensemble.

Cinq(5) ans que nous étions en couple, et toujours pas de cris d’enfant dans cette grande et luxueuse résidence. Chaque jour qui passait, faisait grandir notre inquiétude, quant à ma capacité à procréer. Nous fîmes plusieurs examens médicaux. Daniel et moi, étions de fervents croyants. Des jeûnes et prières se succédaient, à un rythme effréné. Finalement, le verdict tomba: j’étais stérile.

Daniel a essayé de me soutenir pendant une année. Mais avec la pression de ses parents, il demanda le divorce. Je restai donc dans la maison, avec ma servante. Elle était très serviable et gentille. Je me confiais de temps en temps à elle. Elle m’annonça un jour qu’elle voudrait faire venir sa fille de deux ans à la maison. Elle l’avait laissée, avec sa tante, car généralement, les patronnes n’acceptaient pas des servantes ayant un enfant. Je lui permis, de venir donc avec l’enfant. A la vue de cette dernière, je coulai des larmes. Elle était très mignonne et adorable. Elle pleurait, très souvent. Mais j’aimais cela, car auparavant, aucun cri d’enfant n’a résonné dans cette maison.

J’avais beaucoup d’affections pour elle. Je lui fis des cadeaux, chaque fin de mois. Finalement, elle faisait maintenant partie de ma vie. Un vilain sentiment me traversa l’esprit quand je la voyais dans les bras de sa mère. J’étais jalouse d’elle. J’aurai voulu être à sa place.

Ma rutilante voiture, mon compte en banque très fourni, la belle et luxueuse résidence, tout cela n’avait aucune importance pour moi. Je voudrais, léguer cela à ma servante, en échange de cette adorable petite fille. Mais c’était pratiquement impossible. Je ne pouvais pas faire une telle proposition, dépourvue de tout bon sens.

Une amie à la famille, me conseilla d’adopter un enfant. Cette idée me fit perdre le sommeil toute la nuit. J’attendais, impatiemment le lever du jour, pour me rendre dans une de ces agences dédiées.

Gnagnissan

QU’EN PENSEZ-VOUS?

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Donnez votre point de vue et aboonez-vous!

[gs-fb-comments]

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Votre point de vue compte, donnez votre avis



Lire aussi  Libération de Soumaïla Cissé: Bamako aurait payé deux millions d'euros