Cameroun-Alternance à Etoudi: voici les nouveaux pourfendeurs du régime Biya

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    Le 4 juillet 2020, Henriette Ekwe, Pierre Kwemo, Mboua Massock, Yondo Black, Alice Kom, Marie-Louise Eteki et d’autres figures politiques et de la société civile se sont réunis au domicile de Djeukam Tchameni pour un mouvement dont l’objectif serait de faire basculer le régime Paul Biya qui tient le pouvoir d’une main de fer depuis 38 ans.

    Ces travaux qui se sont tenus dans la ville de Douala, ont été sanctionnés par un communiqué le jeudi 9 juillet 2020, signé de Djeukam Tchameni, président du Mouvement pour la Démocratie et l’Interdépendance (MDI.

    «?C’est autour de la question de la recherche d’un consensus sur les axes prioritaires de la lutte pour le changement qualitatif au Cameroun?» que les participants au déjeuner-débat ont axé leurs réflexions?» peut-on lire dans le communiqué.

    Le texte renseigne par ailleurs qu’après avoir passé au peigne fin la situation sociopolitique au Cameroun, les participants sont tombés d’accord sur «?l’urgence du retour de la paix dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest et la nécessité d’une rupture politique avec le régime néocolonial, hypercentralisé, dictatorial et corrompu?».


    COMMUNIQUE DE PRESSE

    À l’invitation de Djeukam Tchameni, président du MDI et membre du Réseau des Organisations de la Société Civile [ROC], s’est tenue à son domicile à Douala, la première réunion du Cadre Citoyen de Concertation des forces et acteurs sociaux et politiques du Cameroun autour d’un déjeuner-débat, le 4 juillet 2020 de 12 h à 16 h.

    Cette rencontre a réuni une cinquantaine de participants en présentiel [30] et en ligne [20]. Parmi ceux-ci des responsables de partis politiques représentés ou non à l’Assemblée nationale, des responsables d’organisations non partisanes, des personnalités indépendantes, des universitaires et hommes de média, des autorités religieuses et traditionnelles. On y trouvait donc des praticiens et des théoriciens du changement. Les contributions reçues étaient sous forme orale, écrite, vidéo et audio, et provenaient aussi bien du Cameroun que des autres pays d’Afrique, d’Europe et d’Amérique.

    Des personnalités telles que l’Honorable Kwemo Pierre président de l’Union des Mouvements Socialistes, Mme Marie-Louise Eteki présidente du CFA, Mme Kah Walla présidente du CPP, les anciens Bâtonniers Akere Muna et Yondo Black, Me Alice Nkom avocate, des militants sociaux tels que Hilaire Kamga, Maximilienne Mbe, Henriette Ekwe ou Mboua Massok chantre de la «?rebellion morale?» et bien d’autres ont participé aux échanges.

    Cela a fait du déjeuner-débat un lieu d’échanges particulièrement riches. C’est autour de la question de la «?recherche d’un consensus sur les axes prioritaires de la lutte pour le changement qualitatif au Cameroun?» que les participants au déjeuner-débat ont axé leurs réflexions.

    Ils ont fait les constats préliminaires suivants :
    L’existence d’une atmosphère d’insécurité généralisée au Cameroun?;

    La persistance de la guerre dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest

    L’arrogance du système néocolonial incarné par le régime en place qui refuse tout dialogue sincère et inclusif?;

    L’existence d’une corruption endémique qui gangrène tous les secteurs de la vie sociale et politique?;

    Le recul des libertés publiques et l’usage disproportionné de la force par les autorités civiles et militaires?;

    La mainmise du régime en place sur le processus électoral au Cameroun, qui rend improbable un changement par les urnes?;

    L’instrumentalisation des questions identitaires par le régime en place pour diviser les Camerounais?;

    L’étranglement du peuple par la paupérisation généralisée et la mal-gouvernance?;

    L’impossibilité pour une force sociale ou politique d’impulser toute seule les changements qualitatifs que les Camerounais appellent de tous leurs vœux?;

    À l’issue des échanges, les deux [02] axes prioritaires d’action sociopolitique au Cameroun sont :

    – L’urgence du retour de la paix dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

    – La nécessité d’une rupture politique avec le régime néocolonial, hypercentralisé, dictatorial et corrompu.

    Pour mettre cela en œuvre, les participants au Cadre Citoyen de Concertation ont décidé :

    – D’inviter toutes les forces et actions favorables au changement à se concerter et à mettre en synergie leurs efforts.

    – De se revoir dans un bref délai pour donner un contenu matériel aux résolutions prise ce jour.


    SOURCE: https://www.w24news.com

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