Cameroun-Conseil supérieur de la magistrature: voici ce que Paul Biya et les magistrats vont se dire le 6 août

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    Entre l’intégration de nouveaux magistrats, le redéploiement de certains personnels, les sanctions et l’admission à la retraite pour d’autres, le chef de l’Etat devra trancher pour redynamiser une justice en quête d’indépendance.
    Après trois ans d’hibernation, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), qui doit en principe tenir au moins deux sessions par an, est finalement convoqué le 6 août 2020 au Palais de l’Unité. La décision a été prise par le chef de l’Etat le 8 juillet 2020. Paul Biya tiendra une session de ce Conseil dont il est président, après en avoir nommé de nouveaux membres le 15 juin 2020. Il a ainsi porté le magistrat Abel Minko Minko, au poste de secrétaire permanent dudit Conseil, en remplacement de Jean Foumane Akame, décédé en janvier 2019.

    Une assise très attendue par la magistrature pour plusieurs dossiers urgents. Notamment l’intégration des 241 magistrats issus des trois dernières promotions (2015 à 2019). Le chômage imposé à ces magistrats sortis de l’Ecole nationale d’administration et de la magistrature (ENAM), est d’autant plus paradoxal que les cours et tribunaux manquent de la ressource humaine. Ce qui entrave l’administration diligente de la justice, entraînant un engorgement décrié dans les prisons.

    Autre dossier sur la table du chef de l’Etat, le redéploiement des personnels ayant déjà passé plus de trois ans aux mêmes postes. La promotion et les nominations des magistrats du Siège et ceux du Parquet ainsi que de la Chancellerie ne sont pas en reste. Tout comme l’admission à la retraite de plusieurs magistrats ayant atteint et même dépassé l’âge de la retraite, et le remplacement des magistrats à des postes vacants pour cause de décès de leurs occupants.

    Paul Biya qui concentre tous les pouvoirs, notamment le judiciaire, à travers son pouvoir de nomination des magistrats, se prononcera assurément sur les cas des indisciplinés. Sept cas avaient été examinés en 2017 par ce Conseil. Ses résolutions de 2020 restent très attendues par rapport aux défis de la célérité, de l’équité et de l’indépendance pour une justice qui rassure les citoyens.


    SOURCE: https://www.w24news.com

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