CM – G7 : Les États-Unis contrôlent le temps, les lieux et les problèmes en Afghanistan

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Le 20 août 2021, j’écrivais : « En Afghanistan, les États-Unis sont aux commandes ». Lors de la réunion du G7 le 24 août, Biden a rappelé aux 6 autres qu’il y avait un calendrier et qu’il s’agissait des États-Unis. Les « Alliés » ont tenté de sauver la face dans une déclaration commune. Mais comme ils ne dénoncent pas le choix unilatéral américain, ils jouent les seconds rôles et assurent le service après-vente. Mais il existe une autre alternative.

L’accord de Doha du 29 février 2020 était le prétexte au retrait des troupes américaines, mais la présentation symbolique portait sur la passation secrète du pouvoir aux talibans. La photo souvenir montre l’envoyé de Donald Trump et le chef des talibans, chacun tenant une copie du célèbre document. Il n’y avait pas d’autre acteur. L’histoire était écrite, le reste était affaire de tactique et de timing.

Les talibans ont bien compris le message américain et reprennent les armes. Cette fois seul contre les troupes gouvernementales, dès le 1er mars, au lendemain de la signature ! Les alliés laissent tomber et se contentent de la fable des capacités de résistance de l’armée loyaliste. Dans ce chapitre, nous nous souviendrons du cynisme de Biden lorsqu’il déclare que les filles et les fils américains ne mourront pas pour les Afghans qui ne veulent pas se battre ! Les mots sont trop nombreux.

En fait, en guise de promesse de ce nouvel accord exclusif, les Américains se sont engagés – par écrit – à libérer 5 000 prisonniers talibans. Cependant, cette décision relève des prérogatives du gouvernement national et aussi des alliés qui se sont engagés depuis 20 ans. Face aux réticences du gouvernement, le secrétaire d’État de Trump, Mike Pompeo, a réduit de 1 milliard de dollars l’aide américaine. Le 14 août 2020, le gouvernement approuvera enfin un premier groupe de 80 personnes. Le reste a été distribué.

Un an après leur retour à la guerre, en avril 2021, les talibans en ont offert une en échange de « la libération de 7 000 prisonniers et le retrait des noms de leurs dirigeants de la liste noire » de l’ONU « trois. -mois d’armistice. Exclues de l’accord de Doha, les Alliés auraient pu se ranger du côté du gouvernement afghan, qui savait que les prisonniers libérés retourneraient au front. Ils n’ont pas bronché !

Et le 24 août, ils n’ont pas repoussé la date limite du retrait américain. Maintenant, ils se tournent vers les talibans pour négocier. Trop tard, les Américains sont maîtres du temps, du lieu et des problèmes. Le 28 juillet, Antony Blinken est envoyé en Inde. Il a déclaré : « Les talibans disent qu’ils veulent une reconnaissance internationale, la fin des sanctions et la possibilité pour leurs dirigeants de voyager librement à l’étranger. Mais ce n’est pas qu’ils prennent le pays par la force et violent les droits de son peuple à s’y rendre. Avec cela, l’Afghanistan risque de devenir un État paria. « Qu’est-il arrivé à ce discours ?

Le 20 août 2021, Blinken était aux côtés de Biden. Les talibans étaient déjà dans le palais présidentiel. Le 24 août, Biden a déclaré que « tous nos alliés ont accepté cela ». Allez, il n’y a plus rien à voir. Depuis, le 29 février 2020, Mike Pompeo, l’ancien directeur de la CIA, homme fort de Trump, avait scellé le sort des Alliés et du gouvernement afghan. Maintenant, il est employé par Fox News. Il prépare les prochaines élections américaines. Vous pouvez lire le communiqué de presse du G7 sur le site de l’Élysée pour voir la naïveté des signataires.

Vous auriez pu briser la feuille de route américaine et montrer à Biden qu’ils ne sont pas des alliés indésirables. Ils auraient pu partager le communiqué de l’Organisation de coopération de Shanghai, que tous les voisins de l’Afghanistan ont cosigné. Mais les Etats du G7 veulent avant tout assommer la Chine, dans le sillage des USA !

Néanmoins, la démarche du président chinois est intéressante. Après une conversation téléphonique avec Poutine le mercredi 25 août, il a appelé à « des efforts concertés pour encourager toutes les factions en Afghanistan à se consulter pour construire une structure politique ouverte et inclusive, pour mettre en œuvre une politique intérieure et étrangère modérée et prudente pour tous les groupes terroristes et pour le maintien de relations amicales avec le reste du monde, en particulier avec les pays voisins. Il s’agit d’une alternative responsable aux ravages causés par les États-Unis.

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