Découvrez les graves révélations sur la vraie cause de la mort de Belinga Eboutou

    0

    Le Cameroun est de nouveau frappé par le décès de l’une de ses élites, l’ancien ministre Directeur du Cabinet civil de la présidence de la République de 2010 à 2018, Martin Belinga Eboutou, qui était jusqu’à son éjection du sérail le 2 mars 2018, l’une des personnalités les plus influentes du Cameroun. Il était même parmi les plus redoutées, sauf peut-être par l’épouse du président de la République, Chantal Biya, qui ne le portait pas dans son cœur, et le faisait savoir.

    A en croire des langues indiscrètes écumant les secrets des dieux, c’est d’ailleurs la jeune et capricieuse métis Chantal Pulchérie Vigouroux, épouse Biya, qui aurait avec insistance demandé et finalement obtenu il y a un peu plus d’un an, la tête de cet homme que l’on disait être concurremment avec elle, « le porte-fétiches » du chef de l’Etat camerounais.

    L’homme dont le décès survenu à Genève en Suisse a été officiellement annoncé hier mercredi 8 mai 2019, était pourtant complètement rétabli ou presque, si l’on s’en tient aux informations émanant de nombreuses sources que Cameroonvoice a pu obtenir après qu’a été rendue publique la nouvelle de la prise en charge financière de son traitement par l’Etat du Cameroun.

    En tout cas, telle était sa situation sanitaire depuis au moins deux mois, jusqu’à ce que fuite une correspondance classée « Secret » attribuée à son successeur au poste de DCC, Samuel Mvondo Ayolo.

    Selon nos sources, si la teneur de la correspondance était de nature à montrer que Belinga Eboutou « n’était pas n’importe qui » malgré sa mise à l’écart des affaires, le défunt n’aurait pas supporté – qu’elle ait été mise sur la place publique par « fuite ». Une fuite qu’il aurait alors interprétée comme la manifestation de l’esprit rancunier de son successeur.

    Il faut dire qu’il y a deux ans, alors que Mvondo Ayolo était pressenti pour succéder à Belinga Eboutou à la tête du Cabinet civil, des nouvelles faisant alors état de consultations par le chef de l’Etat de celui qui était alors Ambassadeur du Cameroun en France, le titulaire du poste de l’époque en avait pris ombrage. Une bonne frange de la presse camerounaise à lui acquise, ne manqua pas de déployer à l’occasion l’artillerie lourde médiatique contre son potentiel successeur. Il sera même prêté à Mvondo Ayolo par la presse pro-Belinga Eboutou, une implication dans une affaire d’achat – manqué ou foireux – de la résidence de l’Ambassadeur du Cameroun en France.

    Au courant des manigances de Ngoh Ngoh qui a profité de son absence pour arracher le pouvoir des mains de Paul Biya, écoeuré par la naïveté de Mvondo Ayolo qui ne sait pas reconnaitre « les siens », Belinga Eboutou aurait choisi d’effectuer le grand saut plutôt que d’assister de son vivant au parricide dont Biya serait la victime.

    Finalement nommé ministre DCC début mars 2018, Samuel Mvondo Ayolo aurait entrepris d’infliger une sorte de retour de flamme à cet aîné, ressortissant comme lui de la région du Sud –dont est aussi originaire le président Biya-. Il aurait multiplié des actes de frustrations plus ou moins symboliques mais tous marquants vis-à-vis de Martin Belinga Eboutou, à l’instar de la révélation à travers les réseaux sociaux de son courrier du 20 avril portant la mention «?secret?» dans lequel il demande au ministre des Finances «?de bien vouloir instruire le Payeur Percepteur de l’Ambassade du Cameroun en Suisse et de la Représentation permanente du Cameroun à Genève, la prise en charge totale, des frais médicaux, de séjour et d’hospitalisation de Monsieur le Ministre Martin Belinga Eboutou, actuellement hospitalisés à Genève.?».

    Pour qui se prend Ayolo pour donner de telles instructions au ministre des Finances alors que normalement elle devait porter la mention « sur hautes instructions du président de la République », se serait offusqué le convalescent ex-ministre DCC avant d’écraser une larme de dépit et de conclure : « Ils se battent entre eux là-bas comme des chiffonniers, pour prendre le trône, mais ils sont d’accord sur une chose, c’est qu’ils doivent écarter Biya. Il a fallu qu’ils réussissent à m’écarter, moi, pour que le boulevard de la prise du pouvoir leur soit déblayée. Quel gâchis ».

    C’est sur ces derniers mots, presque ruminés, que celui dont le retour au Cameroun était imminent a rechuté en fin de semaine dernière, et tiré définitivement sa révérence mercredi.

    Un autre décès qui vient en rajouter aux multiples signes de la fin d’une certaine époque faite de pleurs et de grincements de dents pour les Camerounais.

    Et augurer de l’imminence d’une autre où les choses se feront probablement sans le successeur de Ahmadou Ahidjo, « père de la nation » depuis 1982, envers et contre la volonté des Camerounais.

    Source: cameroonvoice.com

    Donnez votre avis et abonnez-vous pour plus d’infos

    Vidéo du jour:



    Laisser un commentaire