Echec d’Etoudi dans la nouvelle guerre entre le clan Biya et le clan Kamto voici les details

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    C’est connu de tous les hommes politiques et grands leaders. Pour réussir une belle carrière, il faut une bonne communication.

    Maurice Kamto l’a tellement bien compris que, depuis quelques années, il met à mal la communication gouvernementale. Il faut avoir une vanité ridicule pour prétendre le contraire. Alors question : qu’est ce qui fait la force du leader du Mrc, au point de contraindre le gouvernement de réagir chaque fois après coup ? En d’autres termes, pourquoi avec tous les moyens de l’Etat, la communication gouvernementale, voire présidentielle, bat-elle de l’aile ?

    Qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, il y a au moins un constat sur lequel tous les observateurs s’accordent : Maurice Kamto communique mieux que le Cabinet civil de la présidence de la République, chargé de la préservation de l’image du président Paul Biya et de sa communication.

    Il y a à cela une simple raison : Maurice Kamto sait mettre à suffisance

    tous les moyens financiers appropriés pour que sa communication soit à la hauteur de ses ambitions. A titre d’illustration : les dépenses engagées lors de sa récente tournée en Europe et aux Etats-Unis sont estimés à près de 560 millions de Fcfa. Il faut pour cela avouer que près de la moitié de cette somme a été réservée à sa communication. Des sommes sonnantes et trébuchantes directement versées aux médias…Bien malin qui peut exactement savoir combien sont ainsi versées aux médias locaux.

    Et ce qui se passe réellement dans les coulisses de leurs salles de rédaction. Il est cependant évident que les confrères qui soutiennent mordicus Maurice Kamto depuis des années, ne le font pas pour des prunes. Car la grande com aujourd’hui est une question d’argent. On aura beau s’efforcer de conserver une moue sereine devant une telle évidence, mais chaque fois, la réalité, implacable, vous rattrape toujours.

    Comme ce post qui a abondamment circulé la semaine dernière avec insistance sur les réseaux sociaux à propos de ce prétendu financement de la presse par le Mrc. Tenez ! «(…)

    La rencontre s’est tenue le 27 février 2020, sous la convocation de la nommée Claudine Tchatchouang. Après avoir réuni certains organes de presse, celle-ci a annoncé à ses interlocuteurs une série de manifestations projetées par le Mrc, pour encourager la désobéissance civile et paralyser les principales villes du pays. Elle a à cet effet sollicité leur appui médiatique (couverture, propagande et commentaires favorables) (… ) la télévision Equinoxe et la radio Balafon n’ont pas pu résister à la tentation des 16 et 10 millions respectivement empochés séance tenante ».

    Conjectures d’épicier qui n’ont rien à voir avec la réalité, estime Séverin

    Tchounkeu, le patron d’Equinoxe TV. Vrai ou faux ? Là n’est pas la question. Mais le fait est à peine croyable. A savoir que Maurice Kamtocommunique mieux, parce qu’il a choisi de mettre un accent peu ordinaire sur le financement de sa communication. Si cela peut suffire à expliquer le parti-pris flagrant de certains médias envers ce malheureux candidat à la dernière présidentielle, ça permet toutefois de mettre en relief ce ventre mou bl’mable de la communication du président Paul Biya.

    BOULIMIE GARGANTUESQUE

    Certes les comptes Twitter certifiés du président Paul Biya, de la Première Dame Chantal Biya, du Cabinet civil et de la cellule de communication de la présidence de la République sont actifs et opérationnels. Mais il n’y a aucune commune mesure avec l’arsenal que déploie Maurice Kamto depuis des années. Surtout qu’il fait un usage excessif des réseaux sociaux, même si celui-ci permet à bien de mauvaises pratiques (désinformation, fake news, etc.) de s’installer durablement dans le quotidien de la politique. Et les activistes résolument positionnés sur les réseaux sociaux ne le font pas pour des

    prunes. Ils le font même avec zèle parce qu’ils sont bien arrosés financièrement. Arrêtons-nous ici un instant pour poser cette question lancinante : la communication du président de la République devrait-elle ressembler à une stratégie du canard sans tête et de la valise sans poignée, quand on a au Cabinet civil de la présidence de la République, un homme de l’envergure de Samuel Mvondo Ayolo ?

    Pourtant depuis des décennies, gr’ce à ses irréductibles défenseurs, conformistes dans le hourra comme dans l’hallali, le président Paul Biya avait toujours su jusque-là tirer son épingle du jeu vicié et pervers de ses adversaires politiques. Même face à la farandole échevelée d’accusations chaque fois véhiculées par leurs médias haut-parleurs. Faut-il le rappeler aujourd’hui. Comme des évergètes, les Ondo Ndong, Siyam Siwe, Jean Fochive, Edouard Akame Mfoumou, René Owona, Tobbo Eyoum, Joseph Owona et autres Belinga Eboutou ne faisaient aucune économie de moyens pour défendre la citadelle. Alors question : n’y a-t-il plus au palais de l’Unité à Etoudi de grands prêtres et de vestales de cet ordre sacré pour continuer à maintenir aujourd’hui la flamme salutaire ?

    Ceux des observateurs qui ont un regard moins distrait sur ce qui se passe, sont d’ailleurs tous unanimes : le pouvoir, son fumet et ses délices paraissent trop importants aux yeux des Mvondo Ayolo et autres

    que ces préoccupations, pourtant essentielles et vitales, sur la communication du président de la République. Pour eux, le prétexte chaque fois excipé du manque d’argent dans les caisses du Cabinet civil, ne saurait exonérer le directeur du Cabinet civil. Car, de leur point de vue, ce qui intrigue autant que ça agace, c’est que, pendant qu’il prétend ainsi qu’il n’y a pas d’argent dans les caisses du Cabinet civil, les chuchotis de gazetiers entendus en petits comités le présentent comme un « fils » du président goulu, difficilement repu, au petit rire gloussant d’un appétit financier insatiable et excessivement friand de g’teries mondaines. Je m’arrête-là pour le moment… D’ailleurs, le tocsin qui sonne sans rel’che, depuis la cuisante déb’cle de son poulain à la tête de la mairie de Sangmélima, prend davantage le timbre de glas quand ces gazetiers, rarement avares d’une grivoise anecdote sur les réseaux sociaux, évoquent cette boulimie gargantuesque…


    SOURCE: http://bit.ly/38E6UlX

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