World news – Se souvenir de la Shoah: le défi de la transmission aux plus jeunes

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Vous êtes ici: AccueilMatinLe dossier du jourMémoire de la Shoah: le défi de le transmettre aux plus jeunes

Présenté par Clara Gabillet PR-27029

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En cette journée mondiale consacrée à la mémoire des victimes de l’Holocauste, la transmission aux jeunes générations reste indispensable et se fait désormais avec de nouveaux outils.

Alors que 80 ans se sont écoulés depuis le génocide de six millions de juifs, comment continuer à transmettre la mémoire de la Shoah? Comment lutter contre l’antisémitisme, encore très présent dans notre société aujourd’hui? Il y a de nombreux défis pour la rendre permanente, en particulier parmi les jeunes générations.

Cette Journée mondiale sera une journée très spéciale. Avec l’épidémie de Covid 19, le mémorial de la Shoah à Paris a dû s’adapter faute de pouvoir recevoir le public. Les orateurs continueront d’aller dans les écoles pour expliquer le génocide des juifs et ses conséquences. Mais les survivants, qui rencontraient généralement les étudiants, doivent cette fois faire un témoignage pratique. Ils raconteront leur histoire depuis le mémorial.

La transmission de cette mémoire aux jeunes générations a toujours été essentielle. Mais les jeunes évoluent, tout comme les moyens de leur parler. Le Mémorial crée son propre compte sur le réseau social Instagram depuis environ cinq ans. «Nous avons commencé à utiliser les réseaux sociaux pour proposer un contre-discours, mais aussi parce que c’est un outil pour toucher des jeunes qui n’iraient pas forcément au mémorial. Nous avons affaire à des enfants qui parfois ne se sont pas rendus sans le lien entre le présent et le passé », explique Jacques Fredj, son directeur.

Les actes antisémites et racistes se sont multipliés récemment. Les cimetières juifs ont été profanés et les attaques se sont multipliées. En 2019, le ministère de l’Intérieur a chiffré l’augmentation à 27%.

En véhiculant la mémoire de la Shoah, les institutions, les musées et les enseignants veulent aussi véhiculer des valeurs telles que l’égalité et la solidarité pour apprendre de l’histoire .

Valeurs cependant, c’est une variable très difficile à quantifier et à vérifier. Ce qui est visible, c’est le développement de l’esprit critique des plus jeunes, selon Sarah Gensburger, sociologue de la mémoire et historienne de la Shoah au CNRS. «Il faut apprendre aux élèves à développer leur esprit critique. Il existe un risque que la mémoire soit transmise comme quelque chose de fixe. N’est-elle pas mieux transmise et acceptée lorsque les élèves eux-mêmes sont impliqués? Comment créer cette information? demande l’auteur de « À quoi servent les politiques de stockage? » (Presses de Sciences Po, 2017, avec S. Lefranc).

Les enseignants sont souvent ceux par lesquels les élèves apprennent pour la première fois le génocide des Juifs. Florian Maillot est professeur au collège et au lycée dans une institution privée et membre actif de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA). Cet enseignant n’a jamais éprouvé de réticence de la part de ses élèves à combattre la Shoah. Mais il reconnaît la banalisation de l’antisémitisme. C’est pourquoi son rôle est important pour lui. « Les enseignants sont à la pointe de ces questions. Je me considère comme un soldat de première ligne, surtout dans ce contexte où l’antisémitisme explose. J’ai l’impression que les élèves ne prennent pas l’action et le sérieux de leurs propos », at-il témoigne.

Pour tous les acteurs qui font vivre la mémoire de l’Holocauste, la lutte contre l’antisémitisme doit être poursuivie à tout prix. « Le pire serait de s’habituer aux manifestations d’antisémitisme. Ce que l’on comprend de l’histoire du génocide, c’est que tout commence par des mots et des petits actes. Il faut une réelle mobilisation. La société française en temps de pandémie, Cette situation favorise la diffusion des théories du complot qui nourrissent cette pensée mortelle », explique Jacques Fredj.

Le Mémorial de la Shoah organise des événements de témoignage virtuel tout au long de la journée. Toutes les informations peuvent être trouvées sur leur site Web.

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