Le Nord-ouest et le Sud – ouest du pays pris dans plusieurs feux depuis la convocation du corps électoral.

Depuis une dizaine de jours, il y a une remontée en puissance de l’insécurité dans la zone anglophone. Où certaines circonscriptions administratives, jusque-là épargnées par la crise sécuritaire, subissent désormais les attaques des sécessionnistes. Wum, chef-lieu du département de la Menchum, a connu sa première attaque le 18 juillet dernier.

Celle-ci a débouché sur l’enlèvement du gardien de la paix de deuxième grade Nai et l’assassinat du gardien de la paix de premier grade, Charles Daouda dont la tête a été emportée par ses bourreaux. La semaine d’avant, mile 25 Ndop, dans la chef-lieu du département du Ngoketunjia essuyait une autre attaque soldée par la tuerie d’un autre policier à un poste de contrôle.

Le lycée technique de Ndop est incendié depuis ce samedi 21 juillet. Vraisemblablement, la branche armée des sécessionnistes serait passée par là. Mardi 17 juillet, les forces séparatistes ont semé la panique dans la cité capitale du Nord-ouest, contraignant les populations à fermer boutique afin de se mettre à l’abri des balles perdues. Au moins un élément de cette milice avait été abattu devant une ligue des caisses populaires et coopérative, vers Azire New Church à Bamenda. Même la cité universitaire à Bambili a été l’objet d’une de ces attaques, avec un bilan de cinq (5) civils tués dont un étudiant. C’est pratiquement six des sept départements de la région du Nord-Ouest qui connaissent une poussée de violence.

Buéa

Le Sud-ouest n’échappe pas à la dégradation sécuritaire. Des villages entiers sont rasés, comme Kwa-kwa, dans le département de la Manyu, dont les populations sont réfugiées au Nigéria. Limbe, la seule ville de cette région jusque-là épargnée, a été attaquée la semaine dernière. Le cortège du Mindef Joseph Beti Assomo, en visite de travail le 12 juillet 2018 dans le Sud-ouest, a été pris pour cible au cours d’une attaque armée des Amba Boys sur l’axe Kumba-Ekondo Titi. Comble de curiosité, on ne sait plus qui dirige ces ambazoniens.

C’est chacun qui fait à sa tête dans son coin. La semaine dernière, trois jours de ville morte ont été imposés à la population. Ce qui est contraire au seul jour de ville morte jadis imposé aux populations. Même le démenti du secrétaire de la communication du gouvernement intérimaire Mark Barata n’a pas empêché à la milice ADF de descendre dans la rue mardi dernier. Pour contraindre la population à fermer boutique. Tout ceci mis ensemble démontre que les ambazoniens sont déterminés à déstabiliser le pays à l’occasion de l’élection présidentielle du 07 octobre prochain. On attend de voir comment les candidats en lice vont organiser les meetings politiques dans cette partie du pays ?

En rappel

Les huit (08) antennes communales d’Elections Cameroon (Elecam) dans la ville de Bamenda ne sont pas fonctionnelles depuis plusieurs mois. Le nouveau directeur général d’Elections Cameroon (Elecam) en est informé depuis sa récente visite dans le chef-lieu de la région du Nord-ouest par le délégué régional Ngah Gaspar. Le personnel en service dans ces antennes a déserté les bureaux à cause de l’insécurité grandissante dans la ville de Bamenda et ses arrondissements (Belo, Njinikom, Fundong, Batibo, Widikim, Ngie, Andek, etc.)

Les populations ont par ailleurs quitté les villages de ces municipalités à cause des affrontements sanglants réguliers entre l’armée gouvernementale et les forces séparatistes ambazonienes (ADF). Les victimes de ces confrontations sont généralement les civils, pris dans l’étau des combats entre les forces de l’armée régulière et la milice ADF.

Source: journalintegration.com

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