À Bamenda, épicentre de la contestation des anglophones, « tout est mort», Même son de cloche à Kumba, chef-lieu du département de la Mémé, région du Sud-Ouest.

A Bamenda, et plus précisement à la Commercial Avenue, les boutiques et autres espaces sont fermés, pas de taxis et de personnes dans les rues .Le carrefour dit Total-Nkwen à Bamenda est mort. Pas une trace d’homme en ce jour et en ces lieux habituellement bondé de monde. Le même phénomène se vit au niveau du marché à Ntarinkon et à Nkwen. Il est difficile de dire si le mouvement est suivi par conviction ou par peur. La preuve,

Les habitants qui sont plutôt favorables au mouvement de contestation assurent aussi que cette journée ville morte est un succès. Un conducteur de moto taxi de Buea Road Kumba explique que le sentiment de frustration était largement partagé dans les régions anglophones.

Mais pour d’autres, notamment pour le parti au pouvoir, si les habitants sont restés chez eux, c’est surtout parce qu’ils craignent des dérapages, des violences, ou des représailles.

Dans la ville de Kumba,nous confie une source, les habitants ont préféré faire leurs multiples achats à la veille. Et rester cloîtrer dans leurs demeures.

D’une source généralement bien informée, les populations de Limbé ont obtempéré par peur de représailles. En effet, des tracts auraient circulé le week-end dernier, pour mettre en garde les contrevenants à la consigne des « ambazoniens »: observer les villes mortes toutes les semaines, de lundi à mercredi

Source: camer.be

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