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Joshua Osih demande par ailleurs la mise en place immédiate des résolutions issues du grand dialogue national.

Intervenant ce matin sur ABK radio, le vice-président du SDF, Joshua Osih, a une fois de plus subordonné la participation de son parti au double scrutin de février prochain par la fin de la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest.

Les militants du parti de Ni John Fru Ndi sont dans une sorte de navigation à vue, ils ne savent réellement pas si le SDF ira ou non aux élections locales de 2020. Et on se demande bien comment  réussir à mettre fin à cette guerre en 2 mois avant d’aller aux élections, comme l’exige le SDF, alors même que les résolutions du grand dialogue national n’ont jamais été appliquées.

Joshua Osih, sur les ondes d’ABK, reconnait par contre que le climat n’est pas favorable au parti de la balance. D’ailleurs, il sait très bien que les régions du Nord-Ouest et Sud-ouest, considérées comme deux bastions du SDF, sont aujourd’hui incontrôlables. Ce qui techniquement rend impossible la tenue d’une élection juste.

Outre des blocages administratifs, Oshi explique également qu’ils ont connu pas mal de difficultés pour réunir les différents candidats, et ils sont actuellement dans l’incapacité de mobiliser les scrutateurs, encore moins les électeurs. Mais, celui qui gère le parti en absence du Chairman Ni John Fru Ndi, en voyage pour l’etranger, persiste et signe, pas question d’interrompre le processus électoral : « Nous sommes dans la logique de participation aux élections. Même s’il faut avoir un seul conseiller municipal sur tout l’étendue du territoire nous souhaitons aller aux élections », déclare-t-il.

Le député SDF dans la circonscription du Wouri Centre dit être prêt à aider le gouvernement pour ramener la paix, ceci afin que les élections se tiennent effectivement le 9 février prochain. « Pour avoir un traité de paix, on peut prendre juste 5 minutes. Donc en 5 minutes, un cessez-le-feu peut arrêter une guerre. Beaucoup de gens ne le savent même pas», soutient le parlementaire.

La crise perdure dans les régions du Nord-Ouest et Sud-ouest, raison pour laquelle Joshua pense que c’est une bonne occasion pour le peuple d’aller aux élections, afin d’apporter un vote sanction à ceux qui n’ont pas pu la résoudre.

Pour rappel, le MRC de Maurice Kamto a déjà donné sa position en indiquant qu’il n’ira pas aux élections avec les morts qui se comptent encore dans les régions anglophones et avec un code électoral non consensuel.

Cabral Libii, lui aussi continue d’entretenir le doute sur la participation de son parti. Dans une déclaration à la presse, le candidat classé 3e à la présidentielle 2018, derrière Maurice Kamto et Paul Biya, a demandé à ELECAM d’accorder, à titre exceptionnel, un délai de 15 jours aux candidats n’ayant pas pu finir avec la constitution des dossiers. Une requête qui a été malheureusement rejetée.

source https://237actu.com/pid/12346

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