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Interpellé pour viol sur mineure de 13 ans, un fonctionnaire de 55 ans, en service à la délégation départementale du Commerce pour le Haut-Nyong a, contre toute attente, été relaxé par la magistrate qu’on dit corrompue.

Cinq cent mille (500.000) francs Cfa ! C’est le montant, selon des sources ayant requis l’anonymat à Abong-Mbang, chef-lieu du département du Haut-Nyong dans la région de l’Est, qu’aurait reçu la juge d’instruction Blanche Tako Takeua, épouse Piebeng, aux fins de remise en liberté du fonctionnaire de 55 ans, en service à la délégation départementale du Mincommerce d’Abong-Mbang. Ce dernier encourait pourtant une lourde peine d’emprisonnement, pour viol, il y a environ 2 mois, d’une fille de 13 ans !

Mais, à la surprise générale, le quinquagénaire respire à nouveau l’air de la liberté. Il se permet d’ailleurs de narguer tous les habitants de la ville qui avaient, peut-être trop tôt, salué son arrestation. Cette décision de relaxe est qualifiée de «fantaisiste» et «partisane» par les populations de cette localité. Tant il est vrai que la loi camerounaise n’accorde aucune indulgence à l’endroit des auteurs de viol. Pire encore, si cette infraction est commise sur une personne mineure. En effet, l’article 296 du Code pénal punit d’une peine de 5 à 10 ans de prison toute personne (homme ou femme) reconnue coupable de tels actes.

Ce scandale judiciaire remet sur la place publique, les accusations de corruption à ciel ouvert qui accablent la juge d’instruction près les tribunaux d’Abong-Mbang, Blanche Tako Takeua, épouse Piebeng. Laquelle, dit-on dans la région du soleil levant, a «transformé le parquet en un centre commercial». Dans cette juridiction, «tous Tes services se monnaient», déclare une autre source généralement bien informée. Qui précise qu’au niveau d’Abong-Mbang, «Des verdicts sont prononcés non pas sur la base des preuves apportées devant le tribunal,.mais davantage en fonction des bakchichs remis à la juge d’instruction».

Blanche Tako Takeua, épouse Piebeng traîne ainsi une triste réputation. Image écornée d’une magistrate sans scrupules, qui a fait du parquet son comptoir. Avec elle, les justiciables ne savent plus sur quel pied danser. Au quotidien, ils dénoncent des actes de corruption, de népotisme, de trafic d’influence et de chantage.

Les faits de viol. Les faits de cette scabreuse affaire remontent au mois d’octobre. Un quinquagénaire appelle, devant les services de la délégation départementale du ministère du Commerce d’Abong-Mbang, une vendeuse d’arachides. La commerçante de 13 ans va alors, comme d’habitude, servir ses cacahuètes dans le bureau de son client, sans se douter un seul instant l’intention impudique du funeste personnage. Elle sera, aussitôt à l’intérieur de la pièce, empoignée par son bourreau.

Alertés par les cris de l’adolescente, des riverains accourent et défoncent la porte du bureau d’où proviennent les hurlements. Le violeur, polygame, va échapper de justesse au lynchage. Il est très vite interpellé par les forces de l’ordre avant d’être transféré au parquet de la place. Mais quelle n’a pas été la surprise des populations d’apprendre quelque temps après que le tribunal a décidé de relaxer le quinquagénaire-violeur. D’après une source, la juge Blanche Tako Takeua, épouse Piebeng restée indifférente face à la gravité des faits que l’accusé aurait d’ailleurs lui-même reconnus au cours des interrogatoires. Un incroyable feuilleton à rebondissements. Toutes nos tentatives d’avoir Mme Tako Takeua au téléphone se sont avérées infructueuses.

Source: camerounweb.com

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