Mercredi, l’ex-première dame de Côte d’Ivoire s’est à nouveau prononcée au sujet de son époux Laurent Gbagbo. Elle a indiqué que l’ancien président suit de près la situation sociopolitique de son pays.

Mme Gbagbo, lors d’un meeting à Gboguhé au centre-ouest de la Côte d’Ivoire, a indiqué apporter des nouvelles du président Gbagbo et aussi ses salutations. « Je suis venue vous saluer et vous dire merci pour votre mobilisation qui me va droit au cœur (…) Je sais qu’ici à Zoukougbeu, c’était chaud… Je suis également venue vous apporter les salutations du président Laurent Gbagbo… », a indiqué Simone. Elle s’est lancée ensuite dans  un récit  de l’attaque menée par la France sur la résidence présidentielle ivoirienne lors de la crise post électorale, de l’arrestation de Laurent Gbagbo et de sa déportation à la Haye.

« Quand la résidence de Laurent Gbagbo avait été bombardée par les Français, il a été arrêté et envoyé à Korhogo et à La Haye pour être jugé… Ils ont dit que tous les Ivoiriens qui sont morts, ont perdu leurs biens… C’est pour que cela qu’ils l’ont envoyé à La Haye… Et les juges qui ont le dossier ne savent pas combien d’ethnies nous avons en Côte d’Ivoire et comment nous vivons. Et on leur demande de juger Laurent Gbagbo... », a expliqué Mme Gbagbo. La vice-présidente du FPI (pro-Gbagbo) poursuit son récit et indique que « ils ont enquêté du nord, sud et partout… Ils ont entendu plus de 80 témoins… Et ces témoins eux-mêmes ont dit que Laurent Gbagbo n’a rien fait et qu’il a été accusé de rien ! Il est resté en prison pendant 7 ans… Il a été libéré parce qu’il n’a rien fait. Il est sorti de la prison… ».

Gbagbo suit tout

« Mais il est à Bruxelles (…) Laurent Gbagbo regarde tout ce qui se passe en Côte d’Ivoire (…) », a indiqué l’ex première dame avant de mettre l’accent sur l’importance de la réconciliation entre les Ivoiriens. « C’est notre devoir et notre responsabilité de mettre ensemble les enfants de la Côte d’Ivoire. Si nous ne réglons pas le problème, quel pays allons-nous laisser à nos enfants ? (…) Si on ne se met pas ensemble pour récupérer notre nation et notre pays qu’est-ce que nous allons laisser à nos enfants ? … Et je parle de ce débat, je dis la solution est à côté de nous, nous devons accepter de tendre la main à nos adversaires (…) Si on ne réussit pas à s’entendre notre pays va disparaître (…) », a-t-elle insisté.

Simone Gbagbo a ensuite mis en évidence la force de son parti politique en soulignant que le Front Populaire Ivoirien prendra part aux élections et les gagnera. « Le temps des récriminations est passé… (…) Le FPI va aller à toutes les élections (présidentielles, législatives, régionale, municipale…). Il est temps de se lever et de s’apprêter parce que le FPI ira aux élections en 2020. (…) Au FPI nous sommes les enfants des élections, il n’y a pas quelqu’un qui peut gagner une élection devant le FPI », a-t-elle martelé, propos rapportés par Afrique sur 7.

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