Leur porte-parole Chief Andrew Ekoka Molindo explique que ceux-ci ne souhaitent pas voir les revendications des combattants séparatistes qu’ils ont rencontrés portés en haut lieu.

Les chefs traditionnels du département du Fako (région du Sud-Ouest) en veulent à certaines des élites de leur département. Ils les accusent de les empêcher de transmettre les revendications des combattants sécessionnistes qu’ils ont rencontré au premier ministre Joseph Dion Ngute. Ce sont pourtant les autorités qui les avaient envoyés vers les combattants séparatistes. Les chefs ont tenu à exprimer leur mécontentement sur l’antenne de la télévision Canal 2 international le 27 septembre 2019.

« Nous sommes venus dire au premier ministre ce que ceux qui sont dans la brousse veulent. Ils sont en colère contre la trop grande centralisation de la gestion du pays. Ils veulent une fédération de 10 Etats. Cela peut les aider à faire évoluer leur économie. Beaucoup de gens ne veulent pas que les chefs traditionnels du Sud-Ouest parlent. Le premier ministre et même le gouverneur nous ont dit de parler à haute voix des souffrances des gens. Certains estiment que ce que nous dirons ne sera pas toujours ce qu’ils pensent. Mais nous sommes là dans le cas d’un dialogue ouvert », a déclaré chief Ekoka Molindo, le porte-parole des chefs traditionnels du Fako.

Dans une récente lettre-rapport adressée au gouverneur du Sud-Ouest, la conférence des chefs du Fako soulignait que les groupes armés sécessionnistes étaient prêts à engager le dialogue avec le gouvernement camerounais. Les chefs faisaient savoir que les combattants « Ambazoniens » voulaient commencer en participant via une conférence téléphonique ou à travers les réseaux à partir de leur repaire dans la brousse.

Source: Cameroon-Info.Net

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here