C’est pourquoi Minader et Minepia sont responsables de l’échec du DSCE

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Après l’échec lamentable du Document de stratégie pour la croissance et l’emploi (DSCE), de nombreux observateurs estiment que les principaux coupables de ce recul sont sans conteste les ministères de l’Agriculture et du Développement rural (Minader) et ceux de l’Élevage, de la Pêche et de l’Industrie animale (Minepia ). Et pourquoi ?

Alors que le président Paul Biya appelle à une agriculture de deuxième génération dans tous ses désirs, l’importation des produits de première nécessité, notamment ceux qui peuvent être produits au Cameroun, continue de franchir des limites incompréhensibles avec la clé, une monnaie à perte toujours croissante, au détriment de la économie nationale. La mafia a le contrôle. Et l’homme du 6 novembre s’avère malheureusement être le seul à croire en ses divers slogans politiques. Décryptage…

C’est plus qu’un pot de roses que vient de découvrir le département du Trésor, qui fait sans aucun doute l’effet d’une bombe à fragmentation dans le landernau économique national. Il s’agit de cette publication des services du Minfi d’éléments et de chiffres indiquant que le Cameroun a dépensé 190,6 milliards de francs CFA au premier trimestre 2020 pour importer 1 089 801 tonnes de biens pouvant être produits localement. Dans le détail, le pays a importé 57 008 tonnes de poisson congelé pour un coût de 38,9 milliards de francs CFA ; 115 293 tonnes de ce riz qui a inondé une quantité de 32,8 milliards.

l’aberration

Il y a aussi le blé nécessaire à la fabrication du pain, qui est assez consommé dans nos villes et même nos villages. Par exemple, le Cameroun a payé 41,4 milliards de francs CFA pour 249 425 tonnes de blé. Quant au maïs, qui approvisionne principalement les brasseries, et Dieu sait combien elles opèrent au Cameroun et combien elles font un chiffre d’affaires incroyable, 473 tonnes de maïs ont été importées pour un coût de 300 millions de Fcfa.

Le gruau et la farine de maïs sont imbattables. 5 222 tonnes ont dévoré 1,3 milliard de francs CFA. Le tourteau de soja aussi, dont 7 580 tonnes ont été importées et ont coûté 1,7 milliard de francs CFA. L’huile de palme brute a été importée à hauteur de 17 152 tonnes pour un coût de 6,9 ​​milliards de francs CFA.

Malentendu

On ajoutera aussi les importations de savon, dérivé de l’huile de palme, qui coûte 500 millions de FCFA pour 584 tonnes, alors que le Cameroun est un producteur qui inonde également la sous-région grâce à ses savonneries assez performantes.

Le sucre, dont le pays est également un important producteur, a enregistré des importations de 15 5/5 tonnes pour un coût de 3,9 milliards de FCFA. Quant aux jus de fruits, le Cameroun a dépensé 400 millions pour un coût de 386 tonnes. Terminons avec les 6 086 tonnes de lait et de crème importés qui ont coûté 10,9 milliards de francs CFA.

Échec

Face à un tel tableau et à ces chiffres qui font froid dans le dos, on ne peut pas à juste titre dire que nos ministères chargés de mettre en œuvre la politique du chef de l’Etat en matière agricole et urbaine ont lamentablement échoué. Que ne peut-on pas produire au Cameroun, avec un pays gâté par la nature ? Que manque-t-il au Cameroun pour mettre en œuvre cette agriculture de deuxième génération que le président Biya prône depuis près d’une décennie ? Si l’on considère l’agriculture de deuxième génération comme la combinaison de la production de masse et de la transformation en produits ?

consommables finis, le Cameroun devrait aujourd’hui plutôt être un laboratoire pour toute l’Afrique. Mais hélas, la succession d’incompétents notoires dans ces ministères stratégiques a fini par rendre le Cameroun dépendant des importations. Et tant que cela fait grossir une certaine catégorie d’acteurs du marché, nous pouvons fermer les yeux et changer de cap.

Quand un mauvais gouvernement dicte sa loi

Prenons le cas du riz. Le Cameroun a investi depuis des siècles des sommes colossales dans la promotion de la riziculture, notamment à travers la Semry. Mais pour quel retour ? Certes cette entreprise, qui devrait aussi contribuer à la prospérité de la population de cette région, produit assez raisonnablement, mais permet à cette production de s’évaporer par des canaux informels vers d’autres pays, comme son puissant pays voisin le Nigeria.

Dans le même ordre d’idées, d’autres zones ont été identifiées où la riziculture est bénéfique. Leur production pénètre lentement dans tout le pays pour réduire les importations. Ceci est en partie dû à un manque de soutien efficace pour ce secteur et principalement parce que les intérêts favorisant les importations de riz sont plus forts que le pays d’origine. D’où l’entière responsabilité de l’Etat qui, au lieu d’encourager la culture locale, préfère licencier les importateurs moyennant des redevances élevées.

La mafia est à la barre

Le même commentaire s’applique à ce qu’est le poisson. Cependant, le Cameroun a des flancs d’eau qui ne sont pas les plus pauvres du monde. Ensuite, en parlant de céréales, il semble incompréhensible que les gens restent attachés à ce produit pour obtenir du pain, alors que d’autres biens que le Cameroun produirait industriellement pourraient remplacer le blé.

Mais les importateurs veulent toujours faire de bonnes affaires. On comprend pourquoi au Cameroun personne ne parle de l’ambitieux programme de conversion du plantain (Prebap) qui aurait dû renverser cette tendance à la dépendance au blé.

La vague

L’agriculture de deuxième génération, c’est aussi et surtout la mécanisation de l’agriculture. Sauf qu’ici, alors que le président de la république s’engage à implanter une usine de tracteurs à Ebolowa, le projet démarre à peine alors que les premiers tracteurs s’alignent, peinant à se débarrasser des broussailles dans le sud. . Un autre éléphant blanc qui, à l’image de l’usine de transformation du manioc de Sangmélima, suffit à montrer que Paul Biya est tout seul dans son combat pour un Cameroun émergent en 2035, tant ces différents ministres font preuve d’une indicible incompétence.

On voit encore comment il y a quelques années un membre du gouvernement s’est opposé à l’installation d’une sucrerie agro-industrielle dans la région de l’Est du seul fait de la nomination de son épouse au poste de Pca de cette structure. kopeck dans le capital de la structure. Le projet est depuis tombé dans l’oubli, permettant à la Sosucam de continuer à jouer sur les nerfs des Camerounais de sa position de monopole.

Pour plus de compétences

Et pourtant, sur le papier, le Minader est l’un des départements ministériels sur lesquels repose la croissance économique du Cameroun. Que faut-il donc faire pour concevoir, planifier et mettre en œuvre des programmes gouvernementaux dans le domaine de l’agriculture et du développement rural ? Avons-nous besoin d’étrangers pour développer, réglementer, standardiser et contrôler, surveiller et protéger l’application desdits programmes ? Devons-nous nécessairement quitter Harvard pour concevoir des stratégies et des modalités pour assurer la sécurité et l’autosuffisance alimentaires et surveiller leur mise en œuvre ?

La raison de ne pas être

Nous n’y croyons humblement pas. Les mêmes questions se posent à Minepia, où l’on se demande si le simple fait d’être médecin vétérinaire peut donner les compétences pour diriger ce département ministériel ? En tout cas, ceux qui sont présents aujourd’hui n’ont rien apporté à la vision du chef de l’Etat de mettre en place une agriculture de deuxième génération au Cameroun, porteuse d’espoir pour toute la nation.

Peut-être que l’importation de vaches laitières était la seule caractéristique de la cargaison de merde de Minepia, alors que toutes les structures chargées de coordonner les activités pour embellir et élever ce département ministériel hautement stratégique sont en train de mourir. Pendant ce temps, le ministre a remarqué qu’il était trop lourd devant son miroir à chaque virage. Terrible, cette personnification sans autre bagage que les diplômes fabriqués par la mafia et que la République enterre à chaque seconde.

C’est au chef de l’Etat lui-même d’en tirer les conséquences nécessaires. A lire les seuls chiffres du premier semestre 2020, notamment avec la pandémie de Covid 19, tout porte à croire que nous sommes désormais bien passés.

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