L’agro-industriel Agrivar Cameroun veut investir 15 milliards FCFA dans une unité de transformation de soja à Douala

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(Investir au Cameroun) – L’Etat du Cameroun vient d’octroyer à la société agro-industrielle Agrivar Cameroun à travers l’Agence de Promotion des Investissements (API) le bénéfice d’exonérations fiscales et douanières pour une durée de 5 à 10 ans, prévues par la loi de 2013 (révisé en 2017) sur les incitations à l’investissement privé en République du Cameroun. Ces installations sont attribuées dans le cadre d’un projet de construction d’une unité de transformation de soja à Douala, la capitale économique du pays.

Avec une capacité de trituration de 150 000 tonnes de soja par an, extensible à 300 000 tonnes, l’unité agro-industrielle en cours de construction créera environ 1 000 emplois, selon le promoteur, pour un investissement de 15,5 milliards de FCFA.  » L’huile de soja est rare sur nos marchés en raison de son prix très élevé. Cela rend le produit inaccessible à la majorité des Camerounais, malgré ses multiples valeurs nutritionnelles. Avec la mise en place de notre unité de production et grâce au soutien du gouvernement camerounais, nous souhaitons démocratiser la consommation d’huile de soja et rendre le tourteau de soja plus accessible aux éleveurs. », explique Bayard Ngoupouyou Ketcha, directeur d’Agrivar Cameroun.

Ces ambitions d’Agrivar Cameroun rappellent l’expérience de la Société de développement du coton (Sodecoton), qui avait jusqu’à présent beaucoup de mal à imposer son huile de soja appelée « Soyor » sur le marché local aux côtés de « Diamaor », sa marque d’huile de coton plus populaire auprès des femmes au foyer. C’est le cas de la Soyobeans Processing Industry (Soproicam) du Cameroun, un transformateur de soja basé à Douala, dont l’approvisionnement en matières premières est souvent plombé par le transfert de la production camerounaise par les acheteurs nigérians.

De plus, le projet Agrivar Cameroun va non seulement promouvoir la production locale de tourteau et d’huile de soja, mais aussi contribuer à stimuler la production locale de cette légumineuse. Ceci dans la mesure où la nouvelle unité de transformation souhaite soutenir sa production, afin de garantir l’approvisionnement en matières premières. Tout ce qui contribuera à réduire les importations de soja, pour lesquelles le Cameroun dépense encore environ 14 milliards de FCFA par an, selon les responsables.

Pour rappel, la Soproicam suit déjà plus de 13 000 producteurs de soja dans les régions de l’Adamawa et du Nord (département du Mayo-Rey). Près de 3 000 autres producteurs travaillent avec cette entreprise dans la région de l’Extrême-Nord, notamment à Mogode, dans le département du Mayo-Tsanaga. Avec l’arrivée annoncée de l’unité de transformation d’Agrivar Cameroun, il y a tellement de bassins de production dans le nord du pays où les surfaces de soja vont se développer.

Brice R. Mbodiam

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