En cinq mois, les compagnies pétrolières et minières ont ramené 765 milliards de FCFA en devises vers la CEMAC.

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Les compagnies pétrolières et minières ont rapatrié 765 milliards de FCFA de devises vers la CEMAC en cinq mois

Selon une note de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), les compagnies pétrolières et minières opérant dans la zone CEMAC ont rapatrié dans la sous-région entre octobre 2022 et février 2023, un total de 765 milliards de FCFA en devises, soit 1,2 milliard de dollars et 88 millions d’euros. Ce montant représente une partie des revenus qu’ils gagnent en exportant des minerais de la région. Les fonds étaient déposés dans une cinquantaine de comptes en devises ouverts à cet effet dans les livres de la banque centrale afin de faciliter le règlement des transactions en dehors de ces acteurs.

Les règles de change adoptées en décembre 2018 et entrées en vigueur en mars 2019

Les règles de change adoptées en décembre 2018 et entrées en vigueur en mars 2019 prévoient un rapatriement total de ces avoirs, mais les entreprises extractives ont bénéficié d’un allégement après plusieurs négociations leur permettant de ne rembourser que 35% de leurs recettes d’exportation. Ils ont également la possibilité d’avoir des comptes en devises offshore et onshore insaisissables pour l’autorité monétaire, aux termes du consensus passé à Douala en septembre 2022. Cependant, le Tchad avait précisé qu’il ne s’agissait que de mesures provisoires, le temps pour les entreprises de se conformer au régime originel qui s’appliquait aux autres sujets économiques.

Retard d’allumage

La note de la BEAC montre que le rapatriement des devises pour les entreprises pétrolières et minières n’a débuté qu’en octobre 2022, alors qu’il était prévu en janvier de la même année. Ce retard est dû à la banque centrale, qui n’a publié les textes d’application sectoriels que de février 2022 à juillet. Par ailleurs, il n’y a toujours pas de visibilité sur la rétrocession par les entreprises des fonds destinés à la réhabilitation des sites miniers après exploitation.

En somme, le rapatriement des devises par les compagnies pétrolières et minières opérant dans la zone CEMAC a contribué à hauteur de 27% à l’augmentation du volume des réserves de change de la CEMAC à fin 2022. Cependant, la pleine application de la réglementation devrait contribuer à gonfler et consolider durablement la position extérieure des États.

Mots clés: CEMAC, compagnies pétrolières, compagnies minières, rapatriement de devises, réserves de change, réglementation des changes.

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