La correspondance dont l’objet est intitulé « Mémorandum de la jeunesse camerounaise du septentrion pour un réel contrat social adressé au Président de la République du Cameroun », Paul Biya, candidat à sa succession à la présidentielle 2018 a été adressée à son destinataire le 21 septembre dernier. Rédigé par les jeunes du septentrion, représentés par Haman Miguinawa, ce mémorandum dont Cameroon-info.net a eu copie, met en exergue les maux que subissent les populations du Grand-Nord Cameroun. Ces jeunes disent être victimes de népotisme, clientélisme, achats des consciences, chantage, manipulation, favoritisme, meurtres, intimidations de la part des autorités, élites et élus locaux qui «sont déconnectés des réalités locales». « La jeunesse du Grand-Nord s’insurge vertement contre une volonté pétrie de cynisme, qui obscurcit funestement son avenir, condamnant ses aspirations légitimes à des incertitudes des plus dommageables de sa raison d’être citoyenne », peut-on lire dans ce mémorandum.

Selon ces jeunes, la paupérisation de cette partie du Cameroun qui regroupe trois régions (Nord, Adamaoua et Extrême-Nord), est une volonté entretenue par une catégorie d’individus sans scrupule et sans état d’âme, réduisant la jeunesse à l’humiliation, la mendicité et à l’avilissement des plus criards. «Lassée d’être confinée au rang de bétail électoral par les politiciens pour qui elle n’existe qu’en période électorale, abandonnée à son triste sort à la solde des maux sociaux devenus pour la plupart endémique dont précarité, fléaux divers, insécurité, chômage, injustices sociales», cette jeunesse souligne que l’Etat s’est engagé à améliorer le niveau et la qualité de vie de la population.

Cependant, en débit de la mise sur pied de plans d’aide sporadiques, les régions du septentrion présentent les performances aussi inquiétantes qu’alarmante avec plus de 60% de ménages vivant avec moins d’un dollar par jour, seulement 28,9% de la jeunesse scolarisée, un taux de chômage qui oscille autour de 67% contre 38% dans certaines régions. Face à cette situation, les jeunes nordistes refusent leur instrumentalisation, les leaders « prédateurs/capteurs » et autres. Elle exige cependant, un plan de développement d’urgence, budgétisé et porté par une commission d’interlocuteurs fiable en sa faveur, basé sur la redynamisation des sept points. Entre autres, l’éducation et la santé, l’agriculture et l’élevage, la sécurité, les infrastructures, l’indemnisation des victimes de guerre.

Source: cameroon-info.net

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