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La scène serait passée inaperçue si elle n’avait pas été retransmise en direct sur les réseaux sociaux et commentée par plusieurs internautes. Prenant part au forum de Paris sur la Paix ce mardi, le président camerounais Paul Biya a passé un « sale » moment lors d’une session à laquelle ont pris part plusieurs organisations de la société civile.

Au cours de la session d’échanges dirigée par le président de la Fondation Mo Ibrahim, le président camerounais Paul Biya qui était invité à se prononcer sur la question sécuritaire sur le continent a préféré délivrer un discours tout fait. Une demande à laquelle le milliardaire anglo-soudanais Mo Ibrahim a donné une suite favorable tout en précisant que le président camerounais n’avait que « deux minutes ». « Deux minutes ? », a rétorqué Paul Biya l’air surpris.

« Oui deux minutes Monsieur le Président. Je sais que vous êtes un président mais ici nous sommes tous égaux et, si cela ne vous dérange pas, nous sommes de la société civile et nous les patrons pour un moment », a ajouté Mo Ibrahim avec une pointe d’humour.

Cette note d’humour de Mo Ibrahim aurait pu paraitre anodine si on ne connait pas l’aversion de l’ingénieur dont la fortune est estimée à 1,1 milliard de dollars, pour les chefs d’Etat africain d’un âge assez avancé.

En juillet dernier, Mo Ibrahim avait accordé une interview au journal Jeune Afrique où il fustigeait la longévité des chefs d’Etat africains au pouvoir.
« Trop de chefs d’Etat se croient irremplaçables et veulent rester éternellement au pouvoir (…) Je passe mon temps temps à regretter que de très vieilles personnes président encore aux destinées de ce continent… » avait-il déclaré à JeuneAfrique.

En août 2013, l’homme d’affaires avait déjà exprimé son aversion pour les « vieux président africains » lors de la cérémonie de remise du prix de sa Fondation aux chefs d’Etat africains démocratiquement élus.

« Obama est devenu président à 47 ans, Bill Clinton à 46 ans. (…)Ces personnes élues dans leur quarantaine dirigent un pays mais qui a un PIB de mille milliards par an, 15 fois plus que la production économique de toute l’Afrique. Et nous avons quelqu’un, dans un pays voisin, qui, à près de 90 ans, s’apprête à faire un nouveau mandat. Qu’est-ce qui ne va pas chez nous?», avait-il déclaré en faisant allusion à l’époque à Robert Mugabé.

 

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