Le mercredi 10 octobre 2018, à minuit. C’était la date butoir pour recevoir au greffe du Conseil constitutionnel à Yaoundé, les recours au sujet de l’élection présidentielle du dimanche 07 octobre 2018.

Après la fin légale pour la réception des recours, la haute juridiction n’a pas encore publié le nombre de requêtes reçues. Mais selon nos sources, au moins trois des neuf candidats ont déposé des recours.

Cabral Libii, candidat du parti Univers, réclame l’annulation de toute l’élection présidentielle. «Après avoir rassemblé et confronté les procès-verbaux que nous avons reçus de nos équipes de coordination dans les régions et de nos différents représentants dans les bureaux de vote, nous avons constaté que les procès-verbaux validés au niveau des différentes commissions départementales de recensement de votes et qui seront acheminés à la commission nationale de recensement des votes pour simple enregistrement, puis à la Cour Constitutionnelle pour leur proclamation, sont en totale contradiction avec les copies des procès-verbaux remis à nos équipes juste après le dépouillement public des votes qui a lieu à la fin des opérations de vote. Fort de ce constat des manquements au cours de son déroulement et de la fraude manifestée, le début d ‘exécution valant acte en droit camerounais, j’ai donc demandé à mes conseils d’obtenir l’annulation pure et simple de cette élection au motif qu’elle n’est ni libre, ni transparente encore moins crédible » explique le plus jeune candidat de la Présidentielle 2018. Comme lui, Joshua Osih, candidat du SDF, souhaite que cette élection soit entièrement annulée, toujours pour des soupçons de fraude.

Moins radical, Maurice Kamto, candidat du MRC demande l’annulation de la Présidentielle dans six Régions. « Au Nord-Ouest, Sud-Ouest, à l’Est, au Sud, Nord et à l’Extrême-Nord » précise Maitre Emmanuel Simh, vice-président du MRC en évoquant des fraudes ayant émaillé ce scrutin.

Avant les candidats, les premières requêtes enregistrées ont été celles de Bertin Kissob et Révérend Pasteur Gaban Rigobert Aminou, deux prétendants à la magistrature suprême recalés par ELECAM.

Les deux souhaitent aussi que le scrutin du 07 octobre soit invalidés. Le pasteur a déposé une requête. Il dit qu’il n’a pas pu voter au Lycée d’Elig-Essono à Yaoundé parce que son nom ne figurait sur aucune liste alors qu’il détient une carte d’électeur. Bertin Kissob, incarcéré à la prison centrale de Kondengui à Yaoundé, a déposé, à lui seul, 14 recours.

Le Conseil constitutionnel a jusqu’à lundi 22 octobre 2018 pour rendre son verdict.

Source: cameroon-info.net

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