Cameroun – Assemblée nationale: ce que proposent les députés pour lutter contre la corruption

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Le 8 avril 2021, plusieurs propositions ont été faites par les élus du pays. Il a été consacré en séance plénière à la présentation du président de la Commission nationale anti-corruption, Dieudonné Massi Gams, sur les progrès et les attentes de la CONAC dans la lutte contre la corruption.

La session parlementaire de mars se poursuit. Le jeudi 8 avril 2021, a marqué une séance plénière consacrée à la lutte contre la corruption au Cameroun lors de l’Assemblée nationale. Opportunité pour le Président de la Commission Nationale Anti-Corruption (CONAC), Dieudonné Massi Gams, pour présenter les progrès et les attentes de la CONAC dans la lutte contre ce fléau, qui continue d’étendre ses tentacules malgré les nombreuses structures mises en place pour lutter contre ce fléau.

Si les délégués présents à cette réunion ont salué les actions du Président de la CONAC à la tête de cette institution, il n’en demeure pas moins que « Sa présentation sur la longue lutte du Cameroun contre la corruption n’a pas pleinement convaincu les élus » rapporte le journal Le Messager dans l’édition du 9 avril 2021.

Que ce soit l’UDC, le PCRN, le FSNC, le SDF ou le RDPC, selon le journal, toutes les parties ont fait preuve d’un activisme sans précédent, en particulier pour le Cameroun. La plénière a adopté plusieurs résolutions pour lutter efficacement contre la corruption.

En ce qui concerne la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre la corruption, «Il est nécessaire de créer des unités indépendantes et opérationnelles au sein de chaque administration pour lutter contre la corruption. Deuxièmement, les stratégies de lutte contre la corruption doivent être régulièrement évaluées et des mécanismes de dissuasion doivent être déployés. Troisièmement, il est recommandé d’utiliser le mécanisme de confiscation des avoirs illicites et de recouvrement d’avoirs illicites à titre préventif et définitif », on peut lire.

Les délégués ont également suggéré de mettre en place des incitations pour dénoncer les cas de corruption et de blanchiment d’argent et un mécanisme pour protéger les lanceurs d’alerte. Il est également recommandé de créer une réelle synergie de coopération qui va au-delà du numéro vert entre les services de la CONAC et la population.

La Représentation nationale a estimé que des modules de lutte contre la corruption devraient être inclus dans les programmes d’enseignement à partir du cycle primaire. Les députés proposent également d’identifier les cercles administratifs qui favorisent la corruption et simplifient voire dématérialisent les mesures administratives. Ils recommandent de promouvoir l’honnêteté, l’éthique et la déontologie dans des domaines tels que la gestion des affaires publiques et des administrations privées.

Selon Le Messager, les députés ont également recommandé que les dispositions de l’article 66 de la Constitution sur la déclaration patrimoniale soient effectivement mises en œuvre et que le champ d’action de la CONAC soit étendu au secteur privé avec la possibilité de saisir les tribunaux.



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