Cameroun – Crise anglophone: la population «  s’empare  » de Kom Fon d’Ambazonia Den le jour de la Saint-Valentin

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Les habitants de Kom dans la division Boyo ont pris d’assaut le camp de combattants séparatistes le dimanche 14 février 2021 pour libérer leur dirigeant traditionnel, Fon Clement Ndi II.

Des sources ouvertes affirment que des séparatistes armés ont enlevé dimanche après-midi le principal dirigeant de Kom autour de Fujua à Fundong à son retour de Njinikom où il avait assisté à une messe d’action de grâce.

Le Fon, selon des sources, a été kidnappé au motif qu’il avait autorisé les forces de l’État à le garder à destination et en provenance d’une messe d’action de grâce à Njinikom. Il est également accusé de s’être arrêté à la maison de Denis Awoh Ndang, maire de Fundong.

Les séparatistes n’auraient garanti au Fon de sa protection que s’il avait cessé d’avoir quoi que ce soit à voir avec les autorités de l’État.

«Il a été kidnappé par les combattants de l’Ambazonie et s’est demandé pourquoi il avait permis aux forces de l’État de le garder. Les combattants l’ont également mis en garde contre toute interaction avec les forces gouvernementales, le maire et d’autres autorités », selon les informations.

Alors que la nouvelle de l’enlèvement du Fon se propageait d’une oreille à l’autre, la population s’est rapidement mobilisée et s’est dirigée vers le camp des combattants séparatistes.

Craignant apparemment le pire, les séparatistes ont rapidement libéré le Fon avant même que la foule en colère ne puisse atteindre le camp.

Au moment de ce rapport, Fon Clement Ndi II van Kom était dans son palais.

L’année dernière, des séparatistes armés ont kidnappé le Fon de Nso, Fon Sehm Mbinglo, comme candidat aux élections régionales du 6 décembre 2020. Le Fon a été saisi avec le cardinal Christian Tumi, archevêque émérite de Douala.

L’enlèvement du Fon van Kom fait suite à l’assassinat de trois dirigeants traditionnels dans la division de Lebialem, dans la région du Sud-Ouest, par des séparatistes armés samedi soir.

Les forces de l’État camerounais se sont battues pour déloger les séparatistes armés qui avaient dressé leurs tentes dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest depuis que les manifestations en anglais se sont transformées en conflit armé en 2017.

Les demandes des entreprises des avocats de common law et des enseignants anglophones ont déclenché des manifestations en novembre 2016. Les manifestations de rue se sont ensuite transformées en échanges de tirs continus entre les forces de l’État et des combattants séparatistes armés dans des régions à prédominance anglophone, entraînant une destruction incalculable de vies humaines, d’habitats et de moyens de subsistance. .

Les meurtres, les enlèvements, les incendies criminels, les mutilations et la terreur pure et simple font désormais partie de la vie quotidienne dans certaines parties des régions anglophones.



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