Manifestement, l’élection présidentielle prévue pour cette année est certaine. Au fur et à mesure qu’on se rapproche du mois d’octobre, des signaux qui ne trompent pas sont visibles.

Selon les termes de la loi électorale, le corps électoral pourrait être convoqué le 14 juillet selon une des possibilités qu’offre ce texte. En effet, le Code électoral dispose en son article 116, alinéa 3 que « l’élection a lieu au scrutin uninominal majoritaire à un tour, vingt (20) jours au moins et cinquante (50) jours au plus avant l’expiration des pouvoirs du président de la République en exercice. » Dans les dispositions actuelles, les pouvoirs du président de la République expirent le 02 novembre 2018 qui correspond à la date de sa prestation de serment du 02 novembre 2011.

Dans l’hypothèse des 20 jours, l’élection présidentielle se tiendrait le 12 octobre 2018 et le corps électoral convoqué le 14 juillet. Si le scrutin se tient le 12 octobre, le corps électoral sera alors convoqué le 14 juillet c’est-à-dire dans une dizaine de jours. il est donc attendu, dans cet intervalle, la convocation du corps électoral par le président de la République selon les dispositions contenues à l’article 86, alinéa 1 du Code électoral qui précise également que « l’intervalle entre la publication du décret convoquant le corps électoral et la date fixée pour le scrutin est de quatre-vingt-six (90) jours au moins. »

Compte à rebours

Le scrutin doit avoir lieu un dimanche ou un jour déclaré férié et chômé. il n’y a donc pas en principe de problème que l’élection se tienne le 12 octobre 2018 qui tombe un vendredi, jour ouvrable qui peut être déclaré férié par décret présidentiel. Au sein des partis politiques, c’est le branle-bas général. Les formations politiques les plus en vue ont déjà investi leurs candidats.

C’est le cas du mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), au cours de son congrès tenu du 13 au 15 avril à Yaoundé. Au cours de ces assises, Maurice Kamto, reconduit au poste de Président du MRC, a également été investi comme candidat de ce parti à la présidentielle de 2018.

Le Social Democratic Front (SDF) au cours du congrès tenu à Bamenda les 22, 23 et 24 février 2018, a investi Joshua Osih, 1er vice-président de ce parti. Si Paul Biya, candidat naturel RDPC à l’élection présidentielle ne s’est pas encore prononcé, les signes qui ont souvent précédé sa déclaration de candidature se multiplient à travers les appels des militants de son parti qui se multiplient.

À côté des caciques et des habitués de la compétition électorale comme Adamou ndam njoya de l’Union démocratique du Cameroun, Garga Haman Adji de l’Alliance pour la démocratie et le Développement (ADD), Kah Walla du Cameroon People Party, Jean Jacques Ekindi du Mouvement progressiste, Bello Bouba Maïgari de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UnDP). il y a des novices comme Cabral Libii, Corentin talla, Bernard njonga, Jean Blaise Gwet, Serge Espoir Matomba, Paul Éric Kingue et Olivier Bilé. Même si pour l’heure, on en est encore à des déclarations d’intentions, on relève beaucoup d’activités politiques sur le terrain. Les candidats annoncés sont certainement en précampagne électorale avec des meetings et une certaine régularité dans la prise de parole à travers les médias.

Les inscriptions surles listes électorales se poursuivent donc sur toute l’étendue du territoire national et auprès des antennes d’Elections Cameroon à l’étranger. Au moment où le compte à rebours est lancé pour la convocation du corps électoral, c’est la dernière ligne droite pour les inscriptions. Avis donc aux retardataires qui souhaitent que leurs voix comptent au soir du scrutin présidentiel à venir. L’élection présidentielle est le seul scrutin pour lequel les Camerounais de l’étranger peuvent exprimer leur droit de vote.

On comprend alors pourquoi ELECAM se déploie auprès des Camerounais de la diaspora, à travers ses antennes pour inscrire le maximum d’électeurs qui souhaitent participer au scrutin présidentiel de cette année 2018. Pour ceux qui ne sont pas encore inscrits, il est important de savoir que la convocation du corps électoral met fin aux inscriptions sur les listes électorales.

Source: L’Essentiel N°174

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