Prévue pour se dérouler dans une atmosphère de recueillement, l’inhumation de HOUON Ange Didier, alias DJ Arafat a rapidement viré à l’émeute, dans la matinée de ce Samedi 31 Août 2019. Alors que les observateurs nationaux et internationaux avaient été subjugués par la discipline dont ont fait preuve,  »les Chinois », (appellation générique pour les fans de l’artiste), lors du concert géant du Stade Félix Houphouët-Boigny dans la soirée du Vendredi 30 Août au Samedi 31 Août, la tournure qu’ont pris les événements dès les premières heures de la matinée, aura surpris plus d’un, même si le site choisi pour l’enterrement du  »Roi du coupé- Décalé’, à savoir le cimetière de Williamsville dans la commune d’Adjame, pouvait laisser entrevoir quelques débordements de la part d’éléments surexcités.Le scénario de cette triste journée est connue.

Après l’inhumation effective en présence des proches de l’artiste et des officiels, la colère grogne à l’extérieur du cimetière. Certains »’Chinois », dubitatifs quant au décès de leur idole! Ils veulent en savoir plus, d’autant plus que, depuis quelques jours, des rumeurs persistantes font état de l’absence du corps du  »Daishikan » des tiroirs de la morgue d’IVOSEP. On l’annonce même vivant. La rue exige la vérité à sa façon. Et, bonjour les dégâts !. La suite, on la connaît. Batailles rangées entre  »Chinois » et forces de l’ordre…le chaos est total. Et la situation finit par échapper aux forces de sécurité, jusqu’à ce que l’irréparable soit commis. C’est dans l’indignation générale que le grand public voit circuler les images de la profanation de la dépouille de HOUON Ange Didier sur les réseaux sociaux. Comment a-t-on pu en arriver là ? Pour que la mémoire du » Zeus d’Afrique » soit souillée à ce point avec cette profanation ? Des questions qui taraudent les esprits et qui amènent à s’interroger sur la solidité du dispositif sécuritaire déployé pour assurer le bon déroulement de ces obsèques.

Malgré le déploiement annoncé de 6.500 agents des forces armées, le chaos prédit par les plus sceptiques n’a pu être évité… Même la tombe de l’artiste n’a pu être protégée, rien que pour sa dignité. Quelles étaient les priorités des autorités gouvernementales en mettant en place un dispositif aussi impressionnant ? Ces soldats avaient-ils été mis à contribution, juste pour assurer la sécurité des officiels? C’est en tout cas, dans cette logique que s’inscrit une partie de l’opinion publique qui n’arrive toujours pas à comprendre ce qui s’est passé. Si tant est-il que le secteur des obsèques était quadrillé, qu’est-ce qui a fait défaut pour que le maillon sécuritaire se désintègre au sortir du stade? Des dispositions avaient-elles été prises pour stabiliser les points chauds d’Abidjan en cas d’éventuels débordements? Pour un état qui projette la construction d’un musée en hommage à l’artiste, la réussite de ce projet dépend évidemment de la fiabilité du système sécuritaire et surtout des réponses concrètes à ces interrogations, qui pourraient susciter une adhésion plus large à cette initiative, pour le moins louable, pour pérenniser l’oeuvre d’un artiste parmi les plus illustres d’Afrique. Comme le chante, Alpha BLONDY,  »on a joué avec Yoro »…ça, c’était la triste réalité de cette journée noire.

source https://netafrique.net/profanation-de-la-tombe-de-arafat-dj-qui-a-joue-avec-yoro-comment-les-chinois-ont-tue-arafat-pour-la-deuxieme-fois/

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