Selon association de consommateurs française : Les masques chirurgicaux sont lavables en machine

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« Bonne nouvelle pour le portefeuille et la planète! » A déclaré l’UFC-Que Choisir. L’Association des consommateurs a testé trois modèles de masques chirurgicaux achetés dans les supermarchés et les pharmacies, ce qui montre qu’après 10 lavages en machine à 60 ° C, ces appareils conservent de bonnes capacités de filtration. « Les masques restent également suffisamment respirants pour pouvoir être portés pendant plusieurs heures sans trop d’inconfort », a-t-elle déclaré.

En théorie, les masques chirurgicaux sont jetables. À l’hôpital, ils peuvent être utilisés jusqu’à 4 heures. Des restrictions coûteuses pour un consommateur qui n’a pas nécessairement besoin du même niveau de protection qu’un soignant.

Les masques testés par l’UFC-Que Choisir pour deux revendiquent la norme EN 14683. Le troisième n’a pas de marquage officiel. Tous sont en tout cas censés filtrer plus de 98% des particules de plus de 3 microns, ce qui correspond à la norme européenne des masques chirurgicaux. «Après 10 lavages, plusieurs fois dans la sécheuse et un repassage doux au réglage le plus bas du fer, les capacités de filtration ont été maintenues à un niveau suffisant pour un usage général: 100% pour un chirurgien, 90% pour le deuxième et 98% pour le masque de confort», note le lien. Performance au-delà de la capacité de la plupart des masques en tissu. En fait, la spécification publiée par l’Association Afnor pour la normalisation des fabricants de textiles stipule que les masques en tissu sur le marché devraient lessiver entre 70 et 90% des particules de 3 microns.

Le séchage et le repassage jouent-ils également un rôle dans les performances du masque ou un lavage à 60 ° C suffit-il? «C’est le protocole que nous avons appliqué, mais nous n’avons pas testé sans ces étapes», prévient Anne Sophie Stamani, journaliste santé de Que Choisir et auteur de l’article. Tout ce que l’on peut dire, c’est que le Sars-CoV-2 est en baisse à 56 ° C. »Et rappelez-vous également que les conclusions des tests ne sont valables que pour les trois modèles testés, car le marché est« tellement large et variable qu’il est difficile d’avancer avec lui. Même si nous testons 20 modèles, nous serons sur le même point. « 

Ainsi, selon l’UFC, «contrairement aux instructions officielles, la réutilisation des masques chirurgicaux à des fins non médicales est possible sans compromettre leurs performances, même après les avoir lavés en machine à laver. Ils sont à la hauteur des masques en tissu qui peuvent être lavés 10 fois, tout en étant beaucoup moins chers à l’unité. Il s’agit d’une nouvelle qui permet d’économiser de l’argent, mais elle peut également réduire la pollution, car la crise sanitaire a augmenté le gaspillage d’une nouvelle espèce – serviettes, gants et masques – jetée sur la voie publique ou à la campagne. Attention cependant à ne pas laisser les masques «attendre le début du lavage», rappelle l’UFC.

Les chercheurs l’ont déjà prouvé
Lors de la première vague du Covid-19, alors que la France faisait face à une pénurie de masques sanitaires, une coalition créée par le CHU de Grenoble a commencé à rassembler des hygiénistes médicaux, des virologues et des spécialistes des matériaux et des procédés de filtration. Trouvez des solutions pour recycler les masques sanitaires. Les chercheurs sont parvenus aux mêmes conclusions que l’UFC. «Au printemps dernier, l’association a démontré que les masques chirurgicaux peuvent être lavés au moins 10 fois avec des détergents, et dans ces conditions ils maintiennent le respect des normes établies», explique Philip Sincoyne, qui a réuni les équipes de ce consortium.

Mais pourquoi l’information n’a-t-elle pas été communiquée à tout le monde? «Afin de pouvoir recommander au grand public de laver ses masques dans une machine à laver, il n’y a pas de véritable test», explique le professeur à l’Université Grenoble Alpes. En fait, les masques que nous avons lavés 10 fois n’ont été portés qu’une seule fois; Car une fois porté 4 heures et lavé en machine à laver, il perd son marquage CE et ne peut donc pas être porté en dehors de la procédure « recherche d’intervention humaine ».

Le consortium a donc soumis une demande à l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) pour poursuivre ses recherches, mais l’agence leur a dit qu’elle ne réviserait pas leur protocole. « Nous ne pouvons donc pas mener à bien cette dernière étape de nos travaux, comme le conclut le chercheur, ce qui nous empêche d’obtenir les éléments qui seront nécessaires pour confirmer que ces réutilisation des masques après plusieurs cycles d’utilisation et de lavage sont applicables dans la vraie vie. »

Les tests réalisés par l’UFC-Que Choisir ne sont pas adaptés à une utilisation par des soignants, qui sont beaucoup plus exposés que la population générale. Le recyclage à grande échelle des masques chirurgicaux ou FFP2 utilisés notamment dans les hôpitaux a fait l’objet de plusieurs mois de recherche par le consortium, avec des premiers résultats encourageants. Mais dans un avis rendu au printemps, le Conseil suprême de la santé publique (HCSP) a finalement recommandé «de ne pas prendre de mesures pour recycler les masques lors de cette pandémie dans le secteur de la santé et de la médecine sociale, en raison de la diminution des tensions d’approvisionnement vérifiées et de l’absence de processus de stérilisation complet encore» … avec la recommandation de « poursuivre les études structurées commencées en France » dans ce domaine.


SOURCE: https://www.w24news.com

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