La personnalité de Paul Biya telle que connue par les Camerounais aujourd’hui serait le fruit essentiellement de son enfance et surtout son passage à l’école catholique de Nden.

C’est ce que laisse croire des révélations faites par le magazine panafricain Jeune Afrique dans sa parution No 3058. L’hebdomadaire panafricain a consacré un dossier au président camerounais dans sa parution d’hier d’hier où il lève un coin de voile sur l’enfance de Paul Biya. Extrait…

Les jeunes années ; un discret séminariste

Certains l’on appelé la « terreur de Nden ». Le père Antoine Wollenschneider imaginait-il dans son école catholique de ce village de la région du Centre, qu’il allait contribuer à forger l’identité du futur président du Cameroun? En ce milieu des années 1940, Paul Biya n’est encore qu’un garçonnet studieux, plutôt frêle. Souvent, ce sont son frère aîné Bénoit Mvondo Assam, ou ses cousins Benoit Assam Ebolo et Hyacinthe Eyinga Miame, qui se chargent de le protéger. On veut faire de lui un prêtre. Direction le séminaire Saint-Joseph Akono.
« Ceux qui n’aboutissaient pas à la prêtrise repartaient tout de même avec une renaissance psychologique qui en faisait des hommes intègres et silencieux », assure un camarade di président cité dans la biographie écrit par Michel Roger Emvana. « Certains croient qu’il est froid. C’est faux. […] Il peut devenir chaleureux et extraverti […]. Mais il sait aussi être discret et taciturne », confiait quant à elle sa sœur à Jacques Fame Ndongo, compagnon de route devenu ministre de l’Enseignement supérieur, selon le même ouvrage.
En 1952, Biya rejoint la France, où il rencontre sa première épouse Jeanne-Irene. A l’Institut des hautes études d’outre-mer, le Camerounais se distingue auprès de Louis-Paul Aujoulat.
L’ancien secrétaire d’Etat à la France d’outre-mer voit en lui un jeune homme désintéressé peu passionné par les joutes politiques qui se trament autour d’Ahmadou Ahidjo, premier président du Cameroun Indépendant. Pour Aujoulat, Biya est dans ambition et représente le parfait second pour le chef de l’Etat. Seule la première dame se méfie. Germaine Ahidjo n’éprouve aucune confiance envers celui dont le silence, pense-t-elle, doit cacher quelque chose.

Source: camerounweb.com

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