Le crépuscule des « charognards » a commencé dans l’affaire Amougou Belinga au Cameroun.

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Une meute « avariée » aux trousses de Amougou Belinga

Dans une tribune au vitriol publiée sur whatsapp, Tafeu François Bikoro fustige le traitement médiatique réservé à Jean Pierre Amougou Belinga depuis le début de l’affaire Martinez Zogo. Il dénonce les méthodes de « harcèlement » et « d’abrutissement » utilisées par certains médias camerounais, qui auraient agencé « une meute avariée » aux trousses du magnat de la presse. Quitte à recourir au « mensonge », à la « fabrique de faux témoignages », et même à des « faux reportages » devant le siège vide de la gendarmerie nationale ! Le but de cette opération de communication ? Faire de Amougou Belinga « le parfait bouc émissaire » de tous les maux de la société camerounaise, d’après François Bikoro. Et même le présenter comme l’incarnation de la « république bananière » dans l’opinion publique.

Une tentative de corruption de la justice ?

Plus grave, Tafeu François Bikoro évoque des tentatives de « corruption de la justice » camerounaise de la part de certains médias et personnalités politiques. Ces accusations graves viennent confirmer les récentes révélations de notre confrère Michel Medjo, qui évoquait l’implication de réseaux politico-mafieux dans cette rocambolesque affaire. Reste à savoir si ces allégations parviendront à ébranler le cours de la justice camerounaise, ou si celle-ci résistera aux pressions en poursuivant sereinement son travail d’instruction.

Le temps du pardon ?

Alors que l’affaire suit son cours dans les méandres du système judiciaire camerounais, Tafeu François Bikoro appelle de ses vœux à un « pardon » généralisé entre les différents protagonistes. Il enjoint notamment aux médias et personnalités politiques impliqués de « changer de métier », arguant que leur crédibilité journalistique a été irrémédiablement entachée par cette rocambolesque affaire. Un appel au pardon et à la mansuétude qui peut sembler bien naïf, tant les passions exacerbées par ce feuilleton judiciaire sont encore vives au Cameroun. Mais qui sait, peut-être annonce-t-il le début d’un véritable travail de réconciliation nationale dans ce pays meurtri ? L’avenir nous le dira…

Jean-Patrick Etoa, 237online.com

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