Guerre au Noso : le discours change sur Vision 4 après une visite sur le terrain

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Le programme du Club D’Elites présenté par le directeur de Vision 4, Jean Jacques Ze, le dimanche 10 janvier 2020, a accueilli Sa Majesté Célestin Bedzigui, le chef traditionnel Mvokani Beti, le maire de la commune de meunelé. Ce dernier a eu l’occasion de visiter les régions en guerre du nord-ouest et du sud-ouest du Cameroun, et les résultats sont consternants. Contrairement au comédien Steve Fah, qui affirmait que tout allait bien à Kumbo, le maire décrit une scène horrible et demande aux autorités de vérifier votre copie.

«Ce sont nos enfants qui s’entretuent des deux côtés. Que sera-ce demain lorsque cette situation prendra fin? Vous aurez tué. Quand nous arriverons, il y aura encore du sang dans les rues, mais les populations environnantes sont libres de vaquer à leurs occupations comme si ce qui s’y passait ne les avait pas affectées. (…) Ne restons pas derrière cette histoire du Grand Dialogue National. Lorsque nous allons sur le terrain et que nous constatons que nous l’avons fait, je crois qu’il est urgent de se rasseoir et de se demander ce qui n’a pas fonctionné avec le grand dialogue national. «Il a défini.

Le survivant de la guerre de Noso décrit les crimes commis par l’armée camerounaise

La radio française a diffusé ce samedi 9 janvier 2020 un reportage dans lequel la journaliste Jeanne Richard a tendu son micro aux survivants de la guerre en cours dans la région anglophone du Cameroun. Les certificats sont visibles.

Le Cameroun est déchiré par les conflits dans les pays anglophones depuis près de quatre ans. À l’origine, la minorité anglophone exigeait davantage de considération de la part des autorités centrales francophones, mais les actions du gouvernement ont rapidement déclenché un cycle de violence. Dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest, les affrontements entre les groupes indépendants armés et les forces de sécurité au Cameroun ont fait plus de 3 000 morts et 700 000 déplacés.

Aujourd’hui, les malentendus persistent. Et pour ceux qui ont tout perdu et ont fui leurs maisons, la paix semble encore loin. Reportez-vous dans un camp de déplacés internes à la périphérie de Douala, la capitale économique du pays.
Dans un labyrinthe de trottoirs étroits au-dessus d’un marais se dressent des huttes en bois rudimentaires. C’est le camp de PDI de Bonabome. Marisime Foka s’y est réfugiée il y a deux ans et demi avec 14 enfants. Avec l’aide des ONG, ils survivent sans travail, sans argent pour aller à l’école: «Les jeunes que vous voyez ici ne sont pas mes enfants. Quand nous avons fui, j’ai aidé tous les enfants que je pouvais aider. Et nous avons continué ensemble. Leurs parents sont morts ou ont fui dans une autre direction. «  »
Lui-même a perdu la trace de sa femme: «Les soldats ont tiré dans tous les sens. Ils se moquaient de savoir si les balles touchaient les personnes qu’ils cherchaient ou quelqu’un d’autre. Des gens sont morts partout. Ma femme, je ne sais pas si elle est vivante ou pas. Nous avons tous fui seuls, je n’ai plus jamais entendu parler d’elle. «  »

Kerin Ngwa a également fui les violences dans une hutte à quelques dizaines de mètres. Aujourd’hui, elle est l’une des responsables du camp: «Lorsque la crise prendra fin, nous pourrons rentrer chez nous. Mais je ne suis même pas sûr que ça puisse finir Les choses sont allées si loin … Je pense que le Cameroun va se séparer à un moment donné. Quand j’étais jeune, le Cameroun était un et indivisible, mais aujourd’hui les choses ont changé et sont allées très, très loin. «  »

Dernier espoir pour eux comme pour de nombreux anglophones: un cessez-le-feu et l’ouverture d’un dialogue entre les autorités centrales et les sécessionnistes. Le gouvernement s’y oppose cependant, comme en témoigne le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji: «L’armistice est un mot qui ne peut pas être utilisé dans le contexte camerounais. L’armistice fonctionne dans un pays qui n’a pas les moyens de se défendre. Le chef de l’Etat a appelé les terroristes à déposer les armes: « Si vous déposez les armes, vous irez dans les centres de désarmement. Vous serez réhabilités ». «  »
Selon lui, plus de 600 insurgés ont déposé leurs armes au cours des six derniers mois. Il n’est donc pas question de changer de politique.

REF: www.camerounweb.com

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