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Répondant aux questions des journalistes de « La vérité en Face » sur l’attitude du ministre délégué auprès du ministre de la justice Jean De Dieu Momo stigmatisant les bamilékés, Maurice Kamto souhaite que ce dernier s’excuse auprès des populations.

Depuis sa nomination comme ministre délégué auprès du ministre de la justice, Jean De Dieu Momo n’a pas cessé d’attiser la haine entre les camerounais en général, et les Bamilékés en particulier. Celui qui dans une vidéo estimait que les milliers de camerounais morts dans la crise anglophone ne l’empêchaient pas de boire son vin blanc avait au cours d’un entretien télévisé sur la télévision nationale CRTV fustigé l’holocauste en déclarant que les juifs avaient mérité la chambre à gaz.

«Allemagne, il y avait un peuple qui était riche, qui avait tous les leviers économiques, c’était n’est-ce pas, les Juifs et qu’ils étaient d’une arrogance telle que les Allemands se sentaient frustrés. Puis, un jour, est venu au pouvoir un certain Hitler qui a mis ces populations-là dans des chambres à gaz». Déclarait Jean De Dieu Momo. C’était le dimanche 3 février.

L’ambassade d’Israël à Yaoundé s’était dite «choquée» par les propos «antisémites» et avait exigé des excuses. «À l’attention de la communauté nationale et internationale, l’ambassade d’Israël au Cameroun est choquée par les propos antisémites tenus par Mr. Jean de Dieu Momo ministre délégué auprès du ministre de la Justice du Cameroun», mentionne le communiqué rendu public lundi 4 février.

Le ministre délégué à la justice Jean De Dieu Momo lors d’un entretien avait mis en cause le nationalisme des leaders Bamilékés de l’UPC ,ce peuple victimes d’un génocide français qui avait laissé sur les carreaux plus de 500 000 morts à l’Ouest du Cameroun alors que toute la région comptait près de 900 milles habitants, sur une population camerounaise d’à peine 6 millions d’habitant selon certains historiens.

’’ Nous avons souffert à cause des maquisards en 1960 et c’est à cause de leurs enfants qui sèment le désordre que nous souffrons aujourd’hui. C’est à cause d’eux que le Cameroun ne se lève pas, c’est à cause d’eux que nos enfants meurent dans la méditerranée, c’est à cause d’eux que nos enfants n’ont pas de travail et nous allons leur opposé une réponse farouche,’’ raconte le ministre Momo parlant des camerounais indignés par la gouvernance du régime Biya au pouvoir depuis 36 ans, qui a classé le Cameroun au rang de 166 me sur 190 chez Doing Business.

« Avec Jean de Dieu Momo, le personnage est ainsi devenu un être réellement politique: Momo est devenu ministre, croit-on, pour prendre la place de Kamto, que non. Le jeu de la substitution tribale ici veut qu’il prenne plutôt la place de ce qui était un stereotype: Jean Djeuga, Jean-Miche Kankan, et bien sur Tchenguen de ‘Trois prétendants, un mari’. Il se passe que le stereotype est aussi violent que le personnage qui vit son humiliation dans l’autodénigrement. Le rire de la république déjà formatée par la pièce ‘Trois prétendants, un mari’, pièce aux programmes, formate par Jean-Miche Kankan, personnage de comédie populaire, formate par l’élection présidentielle de 2011, retrouve dans Momo, ce qui était encore un potentiel comique. Et il éclate de rire. Il rit de chacun des gestes de Momo. Il rit de ce que Momo fait, de sa démarche, de sa danse, bref, du personnage qui est le stereotype déjà inscrit dans la culture publique. » explique Patrice Nganang écrivain et professeur d’université américain et auteur du Best-Seller « La saison des prunes » parmi les 10 meilleurs livres de 2019.

Source: Camerounliberty.net

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