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Pour casser l’unité qui caractérise le peuple anglophone dans sa lutte pour la restauration du Southern Cameroons (indépendant depuis le 1er octobre 1961), le régime de Paul Biya, à travers ses services secrets, n’a pas seulement infiltré le leadership politique de la lutte dans la diaspora, il a également créé des bandes armées contre-révolutionnaires qui kidnappent contre rançons, volent, violent, tuent, mutilent les corps ou les décapitent dans le but de dresser la population locale et la communauté internationale contre les séparatistes armés authentiques qui se battent pour rétablir le Southern Cameroons dans sa souveraineté, proclament-ils. Pour parfaire le coup, même les éléments des forces de défense et de sécurité sont ciblés par cette espèce de « brigade invisible ».

Les maîtres à penser de cette stratégie contre-révolutionnaire sont le colonel sinistre et délinquant Emile Jöel Bamkoui, chef de la Division de la Sécurité Militaire (en charge du renseignement militaire) du ministère camerounais de la Défense et Paul Atanga Nji, ministre de l’Intérieur et secrétaire du Conseil national de la sécurité (en charge de centraliser le renseignement). Lorsque je suis auditionné de manière arbitraire à la Sécurité Militaire le 23 octobre 2018, je me suis entendu dire par un agent de ce machin : « nous avons mis en place une stratégie pour diviser les groupes armés ». La création des bandes armées parallèles participe donc de cette stratégie de division.

En effet, il existe 3 types de « faux Amba Boys » en zone anglophone : (1) Les « Atanga Nji Boys » (2) Les soldats en civil et (3) Les dissidents des vrais séparatistes armés.

(1) Les « Atanga Nji Boys » sont ces groupes armés créés par le ministre de l’Intérieur Paul Atanga Nji. Il s’agit de ce que lui-même a appelé « comités de vigilance » dans une correspondance adressée au gouverneur du Nord-Ouest Adolphe Lele Lafrique le 17 septembre dernier. Sauf que ces « comités de vigilances » terrorisent la population locale en vandalisant les échoppes des commerçants, en brûlant des maisons et en tuant des innocents. L’un des patrons de ces « comités de vigilance », un certain Nkwenti alias « Scorpion » a été abattu par une escouade des Restorations Forces, les séparatistes armés authentiques le 14 octobre dernier à Mendakwe, non loin Bamenda.
Les Atanga Nji Boys constitués pour partie de repris de justice ou de prisonniers libérés revendiquent également plusieurs cas de kidnappings contre rançons, d’assassinats avec décapitation de civils comme d’hommes en tenue, notamment la gardienne de prison Florence Ayafor assassinée puis décapitée le 29 septembre dernier. Ce gang de voyous dans ses opérations travaille en étroite collaboration avec Nkonda Titus alias Ma Kontri Pipo Dem, soldat de la Marine anglaise originaire de Widikum (nord-ouest anglophone du Cameroun). Administrateur de la page Facebook Ma Kontri Pipo Dem (MKPD) et d’une chaîne YouTube du même nom, c’est lui qui est chargé de rendre publiques les images des atrocités commises par les « Atanga Nji Boys » dans le but de convaincre les gouvernements, les médias et les ONG occidentaux de ce que les séparatistes armés ne sont ni plus ni moins que des groupuscules de criminels et de terroristes.

(2) Des soldats camerounais en civil : des militaires camerounais se muent eux aussi en groupes armés dans le Cameroun anglophone. L’activité principale de cette catégorie de faux Amba Boys c’est kidnapper contre rançons. Quand ils finissent de kidnapper, ils envoient aux proches parents de la victime un numéro MTN Mobile Money ou Orange Money pour le transfert de la rançon.

(3) Les dissidents des séparatistes armés authentiques : Cette catégorie est très minoritaire. Il s’agit de vrais combattants pour le peuple anglophone mais que l’appât du gain a conduit à œuvrer contre la lutte. Plusieurs combattants, de sources dignes de foi, ont été contactés par le pouvoir de Yaoundé dans ce sens. Ces derniers ont créé des camps mais pour kidnapper contre rançons, voler du bétail de la communauté bororo (comme c’est le cas à Wum, dans le nord-ouest).

Cette stratégie d’usure vise à la longue à décourager les populations anglophones qui apportent leurs soutiens matériel et financier à cette lutte. Mais il est à craindre que les massacres des civils par des soldats camerounais ainsi que l’incendie des villages aient rapproché davantage ces populations des indépendantistes et par conséquent douché l’impact de cette stratégie contre-révolutionnaire mise en place par les sécurocrates de Paul Biya.

source https://www.cameroonweb.com/CameroonHomePage/features/Les-3-types-de-s-paratistes-arm-s-cr-es-par-le-r-gime-de-Paul-Biya-475994

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