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L’information est donnée par notre confrère nigérian “Vanguard” qui a rapporté jeudi une décision de la Haute Cour de Justice fédérale du Nigeria, relative à l’arrestation, la détention puis l’extradition au Cameroun, sans ordonnance judiciaire d’un leader séparatiste anglophone camerounais, dont l’ancien chef du « gouvernement fédéral provisoire d’Ambazonie » , Julius Ayuk Tabe, alias “Sisiku“.

Siégeant à Abuja jeudi, la Haute Cour Fédérale de justice a déclaré illégale l’arrestation, la détention et l’extradition du chef séparatiste camerounais, Dr Egbe Ogork, par le gouvernement fédéral en 2018

Le tribunal, dans un jugement qui a été prononcé par le juge Ahmed Mohammed, a jugé que le bureau du Conseiller à la Sécurité Nationale (NSA) avait agi inconstitutionnellement quand il a instruit, sans ordonnance du tribunal, l’extradition du requérant, qui est l’un des leaders séparatistes du Southern Cameroon.

Outre le fait de déclarer nulle et non avenue l’arrestation, la détention et l’extradition du Dr. Egbe Ogork, le tribunal a accordé un montant de 5 millions de nairas au requérant au titre de en dommages-intérêts généraux et majorés, aux dépens du NSA et du procureur général de la Fédération, qui ont été cités comme défendeurs dans cette affaire.

Le demandeur qui est mariée à une Nigériane et qui est professeur de génie à l’Université Bayero de Kano avait, dans un mémo déposé par son avocat, Me Femi Falana, contesté son arrestation et sa déportation, insistant sur le fait qu’elle équivalait à une violation grave de ses droits humains fondamentaux. Dans une déclaration écrite sous serment le demandeur avait affirmé qu’il allait assister à une réunion à l’hôtel Nera à Abuja le 7 Janvier 2018, quand il a été arrêté, puis expulsé au Cameroun le vendredi 26 Janvier, 2018, par la NSA sans ordonnance du tribunal. Le demandeur a déclaré au tribunal qu’il est un citoyen nigérian par naturalisation, camerounaise de naissance, et enseignait à l’Université Bayero depuis plus de deux décennies.

Pour ces raisons et d’autres, il a prié la Cour de déclarer que :

« l’arrestation et la détention du requérant, du 7 Janvier 2018, jusqu’au vendredi 26 Janvier 2018, sans qu’il ait été inculpés au tribunal pour une infraction connue est illégale et inconstitutionnelle ; qu’elle viole les droits fondamentaux à la liberté, à la dignité de la personne et à un procès équitable du requérant consacré par les articles 34, 35 et 36 de la Constitution de la République fédérale du Nigeria, I999 (tel que modifié) et les articles 5, 6 et 7 de l’Afrique Charte des droits de l homme (ratification et application) Loi (PAC A10) les lois de la Fédération du Nigeria, 2004.»
« la détention du requérant du 7 Janvier, 2018 jusqu’au vendredi 26 Janvier 2018, par le 1er intimé sans lui accorder l’accès à sa famille, ses avocats, ses médecins, est illégale et inconstitutionnelle car elle viole les droits fondamentaux du requérant à vie privée et familiale, représentant légal et de la santé inscrit dans l’article 35 de la Constitution de la République fédérale du Nigeria, I999 (tel que modifié) et à l’article 16 de la Charte africaine des droits humains et des peuples (ratification et application) Loi (PAC A10) les lois de la Fédération du Nigeria, 2004. »

« l’extradition du requérant du Nigeria au Cameroun par les intimés le vendredi 26 Janvier, 2018 est illégale et inconstitutionnelle car elle viole les droits fondamentaux du requérant à la liberté individuelle garantie par l’article 35 de la Constitution de la République fédérale du Nigeria 1999 (tel que modifié) et de l’article 6 et 12 de la Charte africaine des droits et des peuples (ratification et application) Loi (PAC A10) les lois de la Fédération du Nigeria 2004 ».

Une ordonnance enjoignant aux intimés de ramener le requérant au Nigeria sans délai, ainsi qu’une ordonnance enjoignant les intimés à payer 1 million de nairas à titre de dommages généraux et majorés pour sa détention illégale du Nigeria. Plus encore, le requérant, par son avocat a prié la Cour de rétablir son statut de résident permanent au Nigeria.

On peut se demander cependant à quoi servent tous ces déploiements de la justice nigériane qui a eu tout le temps pour mettre en garde contre toute extradition des personnes kidnappées dans un hôtel d’Abujà le 5 janvier 2018. Car depuis juillet 2019, ces dix personnes, à savoir Julius Ayuk Tabe, Me Shufai Blaise Sevid-zem Berinyuy, Prof Cheh Augustine Awasum, Dr Kimeng Henry, Dr Nde Che Fidelis, Dr Njikimbi Cornelius Kwanga, Dr Egbe Ogork, Nfor Ngala Nfor, Tassang Wilfred Fombang et Me Eyambe Elias Abai, ont été condamnés à perpétuité par le Tribunal militaire de Yaoundé. Ne s’agirait-il pas simplement d’un comportement de médecin après la mort ?

Source: cameroonvoice.com

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